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Greffe de rein : le don inattendu d'une inconnue pour Janie Bouliane-Gref

Au Québec, près d'une personne sur deux refuse de donner ses organes à son décès. Le nombre de gens qui acceptent de le faire alors qu'ils sont toujours vivant est quant à lui en chute libre. Janie Bouliane-Gref a donc eu beaucoup de chance. Elle a pu compter sur le don volontaire d'une inconnue pour obtenir une greffe de rein la semaine dernière.

Mannequin et blogueuse, la résidente d'Ascot Corner était en attente d'une transplantation depuis trois ans lorsque Marie-Ève Cronin lui a fait une proposition espérée, mais complètement inattendue.

« Même la veille de la chirurgie, il y a des gens qui me demandaient encore : ''Est-ce qu'il y a quelqu'un qui t'as dit que ce n'était peut-être pas une bonne idée? Est-ce qu'il y a des gens qui t'ont empêchée? Es-tu sûre que tu es en bonne condition mentale pour faire cela? » relate la Sherbrookoise.

Physiothérapeute et mère de cinq enfants, Marie-Ève Cronin assure que, pour elle, ce geste était essentiel.

« Moi, je me suis toujours dit que ce que j'ai fait là, il y a une semaine pour Janie, et bien il va y avoir quelqu'un qui, nécessairement, va le faire pour un de mes enfants, parce que j'aurai fait cela. Dans la vie, les geste de bonté se multiplient. Quand on fait quelque chose de bien, on incite les autres à faire quelque chose de bien », explique-t-elle.

La reconnaissance que lui porte Janie pour ce don, un « miracle », ne fait aucun doute.

« Là, j'ai la chance qu'il est en parfaite santé. Il n'a pas manqué de sang longtemps, il était pratiquement chaud quand ils me l'ont installé et quand on me l'a installé, ce fut instantané, j'ai eu ma fonction rénale qui est partie à grande vitesse. »

« J'ai une petite partie de Marie-Ève en moi. Je vais l'avoir jusqu'à ce qu'il décide d'arrêter, mais je ne pourrai jamais arrêter de [l]'aimer. »

Un don temporaire

Janie fait référence à la durée moyenne d'une greffe rénale, qui est d'environ 20 ans. Rien pour lui enlever le goût de sourire, elle qui n'aura plus à effectuer des dialyses trois fois par semaine.

« C'est vraiment un cadeau emprunté dans ma vie, image-t-elle. Je vais devoir recommencer tout le processus. La greffe éventuellement dans ma vie si c'est possible. Je vais devoir retourner en dialyse, recommencer le processus à zéro. »

Marie-Ève Cronin espère quant à elle avoir influencé des personnes qui l'imiteront dans le futur.

« Il y a peut-être des gens qui étaient dans un cheminement qui vont vouloir cheminer plus vite pour imiter cette histoire-là. Ca serait mon plus beau cadeau finalement, que les gens suivent ce courant-là », résume-t-elle.

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