Quelque 350 éducatrices en centre de la petite enfance, réparties dans 20 établissements de la Mauricie et du Centre-du-Québec, mettent leur menace à exécution et exercent mercredi une première journée de grève.

Sans convention collective depuis décembre 2015, elles souhaitent ainsi forcer la main de leurs patrons représentés par l'Association patronale nationale des CPE (APNCPE). Cette association patronale a quitté la table de négociation provinciale.

Les syndiqués déplorent que l'association patronale tente de négocier des conditions de travail à la pièce et régionalement.

« Ce sont nos conditions [qui nous inquiètent]. Comme ils veulent revoir la convention de A à Z puisqu'ils ne veulent pas intégrer l'entente nationale, c'est notre plus grosse crainte, celle d'avoir des conditions différentes des autres travailleuses du Québec. Nos travailleuses valent autant que les autres du Québec », soutient la présidente du Syndicat régional des travailleuses du CPE Coeur-du-Québec (CSN), Dominique Jutras.

À Drummondville, la grève touche les CPE Les P’tites Abeilles et Papillon enchanté.

À défaut d'une reprise sérieuse des négociations, d'autres journées de grève pourraient être exercées au cours du mois de mars.

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