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Grève du Front commun : journée mouvementée en Estrie et au Centre-du-Québec

Grands rassemblements, marches, piquets de grève, trompettes. Les 28 000 syndiqués du Front commun ont tout fait pour se faire voir et entendre un peu partout en Estrie et au Centre-du-Québec. Et ils promettent recommencer dans deux semaines si les négociations continuent de stagner à la table centrale. 

Ils étaient près de 2000 membres issus du milieu de l'éducation mercredi matin à s'être rejoints au Centre de foires de Sherbrooke. Ils ont ensuite entrepris une marche vers le Carrefour de l'Estrie, où ils sont restés bien visibles en bordure du boulevard de Portland. De nombreux tracts ont été distribués aux automobilistes. 

« Si jamais il n'y a rien qui bouge, ça va se poursuivre dans une semaine et demie. Il n'y a vraiment rien qui se passe », a prévenu Mario Beauchemin, de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep. 

Toutes les écoles des commissions scolaires de l'Estrie et du Centre-du-Québec étaient fermées mercredi, incluant les services aux élèves, jeunes et adultes, y compris le transport scolaire et les services de garde. Tous les cégeps, à l'exception des établissements privés, sont également restés fermés. 

Même la direction de la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke s'est vu refuser l'entrée à ses bureaux par des grévistes. Elle a dû aller travailler ailleurs. 

Du côté de la santé 

Dans les établissements de santé, les services ont été maintenus à 90 %, sauf dans les urgences, où ils restaient maintenus à 100 %.

Seulement au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, ce sont 11 000 employés qui étaient en grève. Il s'agissait d'une grève tournante, permettant ainsi aux employés de sortir manifester durant 40 minutes avant de revenir au travail. 

Même si la plupart des piquets de grève étaient levés mercredi en fin d'après-midi, les employés qui ont un quart de soir ont pu en poursuivre quelques-un, notamment à l'Hôtel-Dieu et devant le CHUS. 

D'autres grèves à prévoir

Il s'agit de la première d'une série de six journées de grèves tournantes pour les employés du Front commun. Si les négociations avec le gouvernement ne débloquent pas, cinq autres journées de grève sont prévues les 12 et 13 novembre ainsi que les 1, 2 et 3 décembre.

« Quand on coupe des centaines de postes dans le réseau de la santé et des services sociaux, ce sont les services directs à la population que l'on coupe et on est dans une entreprise de démolition avec ce gouvernement-là », a fait valoir le président de la CSN-Estrie, Jean Lacharité.

La grève du 28 octobre a été observée en Mauricie, au Centre-du-Québec, en Estrie et en Montérégie. Les régions de Montréal et Laval seront touchées à leur tour le 29 octobre.

Ces grèves surviennent au lendemain d'une grève de la fonction publique partout au Québec. Les syndiqués dénoncent la lenteur des négociations concernant le renouvellement de leurs conventions collectives ainsi que les gels de salaires que Québec proposés par Québec. 

Le Front commun intersyndical, qui représente quelque 400 000 employés de l'État, réclame des augmentations salariales de 4,5 % par année pendant trois ans. Le gouvernement offre deux années de gel salarial suivies d'augmentations de 1 % par année pendant trois ans. Il veut aussi faire passer de 60 à 62 ans l'âge de la retraite.

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