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Grève : les employés des secteurs publics ont pris d'assaut les rues de Sherbrooke

Les services publics sont paralysés par une grève jeudi et vendredi en Estrie. À Sherbrooke, les manifestations qui ont pertubé le réseau routier sur l'heure du midi sont terminées. 

Le pont Jacques-Cartier, notamment, est maintenant rouvert à la circulation. La manifestation, qui a réuni plusieurs centaines de travailleurs de l'État au parc Jacques Cartier, a pris fin vers 13 h 30.

Pour l'éducateur spécialisé Emmanuel Breton, c'est le signe que les négociations stagnent. « C'est très décevant d'être encore ici aujourd'hui, mais en même temps, on veut montrer au gouvernement qu'on se tient, qu'on veut que ça change, qu'on veut qu'il y ait des avancées aux tables, ce qui n'est pas le cas en ce moment », dénonce-t-il. 

Un seul groupe de protestataires a continué de manifester devant les bureaux gouvernementaux, au 300 rue King Est. Leur rassemblement s'est dissipé peu de temps après. 

Plus tôt en journée, la circulation a également été perturbée sur la rue King Est, entre les rues Murray et Bruno-Dandenault, en direction du secteur Fleurimont, ainsi que dans les secteurs de l'Université de Sherbrooke et du boulevard de Portland. 

Du côté de Drummondville, les enseignants ont manifesté après leur assemblée générale, qui a eu lieu en matinée. Ils ont de nouveau voté pour la grève dans une proportion de 95 %.

Une manifestation s'est déroulée également devant l'Hôpital Sainte-Croix, qui regroupait des employés de la santé, de la Commission scolaire des Chênes et du Cégep de Drummondville. Il s'agissait du plus important rassemblement syndical tenu au cours des dernières semaines. 

Négociations au ralenti

Il s'agit de la deuxième vague de grève du Front commun dans la région qui touche les employés du milieu de l'éducation, de la fonction publique et du réseau de la santé et des services sociaux. En vertu de la Loi sur les services essentiels, 90 % des travailleurs de la santé seront toutefois en poste. Des retards sont à prévoir pour certains examens, notamment en imagerie médicale.

Les syndicats du secteur public dénoncent depuis plusieurs mois le peu de progrès aux tables de négociations et un manque d'ouverture du gouvernement. Les conventions collectives des 400 000 membres du Front commun sont arrivées à échéance en mars 2015.

La semaine dernière, Québec a présenté ses nouvelles offres aux travailleurs sur la question des salaires. Initialement, le gouvernement Couillard proposait un gel salarial de deux ans, suivi d'augmentations salariales de 1 % pour les trois années suivantes. 

La nouvelle offre gouvernementale se traduisait toujours par une augmentation de 3 % sur cinq ans, mais les augmentations surviendraient plus tôt dans la convention collective, offre qui n'a pas satisfait les syndiqués.

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