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Harcèlement psychologique à l'égard d'une cadre : la Ville de Sherbrooke payera

La Ville de Sherbrooke ne contestera pas la décision de la Commission des relations de travail qui l'a condamnée à verser 90 000 $ à une ex-employée victime de harcèlement psychologique de la part de membres de l'exécutif du syndicat des policiers.

Un texte de Geneviève Proulx

La Commission avait rendu sa décision à la fin du mois d'août. Un juge administratif du Conseil des relations de travail avait conclu que la Ville de Sherbrooke était responsable du harcèlement au travail qu'a subi une employée-cadre au Service de police de Sherbrooke de la part des membres du syndicat des policiers. On reprochait à l'administration du maire Sévigny de ne pas avoir agi assez rapidement pour y mettre fin. Les agissements en question sont survenus entre mai et juin 2012.

Entre autres mesures d'intimidation, des policiers avaient apposé un calendrier sur le babillard du Service de police sur lequel étaient inscrits des propos négatifs à l'endroit de la cadre. « On pouvait y lire en grosses lettres "Bye bye, Johanne! Bon débarras!" C'est sûr qu'on a trouvé ça odieux comme geste. D'ailleurs, au terme de l'enquête, nous avons pris des mesures disciplinaires, mais le commissaire est d'avis que nous aurions dû enclencher ça plus tôt. On prend acte de cette décision et nous reverrons cette façon de faire », avait dit le président du comité exécutif à la Ville de Sherbrooke, Serge Paquin.

La Ville veut se faire rembourser

L'administration de Bernard Sévigny tentera de récupérer la somme versée à l'employée lésée ainsi que les frais juridiques. « Notre point de vue, c'est que les auteurs de ces dommages sont les représentants syndicaux et l'exécutif syndical. Nous déposons donc un grief patronal pour récupérer les montants de dommages auxquels a droit l'employée », indique Serge Paquin. 

De son côté, le syndicat a déjà déposé un grief pour contester la suspension des membres de l'exécutif à la suite de cette affaire. 

La Ville soutient avoir appris de cette affaire. « On va certainement revoir notre politique. Ce que nous avons fait dans ce cas, c'est que nous avons suivi notre politique à savoir quand on pense que nous sommes devant un cas de harcèlement psychologique, on met sur pied un comité d'enquête qui doit suivre certaines règles et malheureusement, ça a entraîné des délais », avait expliqué M. Paquin. 

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