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Harcèlement psychologique : le Conseil des relations de travail blâme la Ville de Sherbrooke

Un juge administratif du Conseil des relations de travail conclut que la Ville de Sherbrooke est responsable du harcèlement au travail qu'a subi une employée-cadre au Service de police de Sherbrooke de la part des membres du syndicat des policiers. On reproche à l'administration du maire Sévigny de ne pas avoir agi assez rapidement pour y mettre fin.

Un texte de Geneviève Proulx

La Ville doit donc verser près de 90 000 $ à l'employée-cadre. Le président du comité exécutif de la Ville, Serge Paquin, prend acte de cette décision et conclut que la Ville devra revoir ses façons de faire. « On va certainement revoir notre politique. Ce que nous avons fait dans ce cas, c'est que nous avons suivi notre politique à savoir quand on pense que nous sommes devant un cas de harcèlement psychologique, on met sur pied un comité d'enquête qui doit suivre certaines règles et malheureusement, ça a entraîné des délais », explique-t-il.

Les agissements en question seraient survenus entre mai et juin 2012.

Entre autres mesures d'intimidation, des policiers avaient apposé un calendrier sur le babillard du Service de police sur lequel étaient inscrits des propos négatifs à l'endroit de la cadre. « On pouvait y lire en grosses lettres "Bye bye, Johanne! Bon débarras!" C'est sûr qu'on a trouvé ça odieux comme geste. D'ailleurs, au terme de l'enquête, nous avons pris des mesures disciplinaires, mais le commissaire est d'avis que nous aurions dû enclencher ça plus tôt. On prend acte de cette décision et nous reverrons cette façon de faire », soutient M. Paquin.

Un grief patronal a été déposé afin de récupérer les sommes que la Ville pourrait être appelée à payer « parce que l'auteur du dommage, c'est le syndicat », rappelle Serge Paquin.

Le syndicat, qui représente les policiers de Sherbrooke, a choisi de ne pas commenter la décision du tribunal administratif, pour le moment. L'employée-cadre avait fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part des policiers peu avant son départ à la retraite.

En mai 2013, huit membres du Service de police de Sherbrooke avaient comparu devant le comité de discipline de la Ville de Sherbrooke. La séance avait été ajournée parce que de nombreux policiers avaient manifesté.

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