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Hébergement illégal : Sherbrooke sommée d'agir

L'hébergement illégal a fait l'objet de plusieurs discussions lors du conseil municipal de Sherbrooke, lundi. La question a notamment été soulevée par un citoyen, Sylvain Beauséjour, gestionnaire du gîte Au Marquis de Montcalm, qui estime que la Ville n'en fait pas suffisamment pour régler ce dossier. De son côté, le maire Bernard Sévigny affirme qu'il prend cette problématique au sérieux et qu'il souhaite trouver une solution.

La loi pour mieux encadrer l'hébergement touristique est entrée en vigueur vendredi dernier, mais il subsiste encore plusieurs zones grises concernant son application. Bernard Sévigny a également souligné que Revenu Québec semblait vouloir faire la chasse aux contrevenants.

Sylvain Beauséjour croit toutefois que la Ville peut aller encore plus loin, et pourrait déjà agir dans ce dossier parce qu'elle a déjà certaines armes à son actif. Quelques personnes ont été sanctionnées au cours des trois dernières années, mais c'est trop peu considérant l'explosion d'hébergements illégaux sur le territoire, selon lui.

« Il y a du laxisme au niveau des zonages pour hébergements touristiques », soutient-il. « Est-ce que le conseil municipal a l'intention d'intervenir pour qu'il y ait un peu moins d'hébergement illégal? »

M. Beauséjour soutient que les trois dernières années ont été très difficiles, et que ce sont particulièrement les petits hébergements qui ont été touchés.

« Ces gens ne paient pas de taxes. C'est toute la population qui en souffre », soutient-il.

Un dossier qui sera étudié

Des membres du conseil ont toutefois soulevé le fait que la Ville avait des moyens limités pour agir, et ont rappelé que le ministère du Tourisme était mieux placé pour gérer ce type de dossier.

« Il n'y a pas eu de dossier de monté, jusqu'à présent », a également souligné Serge Paquin.

Bernard Sévigny affirme toutefois qu'il prend ce dossier au sérieux, mais que la loi municipale est difficile à mettre en application. « Il faut des vérificateurs. J'ai eu vent que des plaintes avaient été déposées depuis trois ans, mais je ne sais pas comment celles-ci ont été traitées », admet-il.

Une situation qui n'étonne pas M. Beauséjour. « Comme ils ne sont pas tous les jours dans le même bain que nous, il est difficile pour eux de connaître tout l'ampleur ». Il estime tout de même que les élus lui ont prêté une oreille attentive. 

Il soutient qu'une rencontre est prévue le 5 mai entre un comité de travail, pour lequel il a été invité à participer, et Destination Sherbrooke pour étudier ce dossier. 

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