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Il y a 5 ans, la grande manifestation étudiante de Sherbrooke

C'était il y a exactement cinq ans. Plus de 4000 étudiants envahissaient les rues de Sherbrooke, fief du premier ministre Jean Charest, pour manifester contre la hausse des frais de scolarité. Retour sur les événements.

Un texte de Christine Bureau

À travers la province, le mouvement de grève étudiante a pris de l’ampleur depuis la mi-février. La manifestation du 4 avril à Sherbrooke est nationale. Des 4000 étudiants qui sont descendus dans les rues, plus de la moitié vient de l’extérieur.

Ils réclament que le gouvernement de Jean Charest revienne sur cette hausse de 1625 $ annoncée sur cinq ans. Entre les étudiants et Québec, les négociations s’enlisent.

« Je pense que ça lance le message très clair que les étudiants sont déterminés encore. C’est la raison pour laquelle on est venu à Sherbrooke. C’est pour lancer directement un message au premier ministre », avait alors dénoncé la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins.

La manifestation de Sherbrooke survient près de deux semaines après celle du 22 mars, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Montréal.

Selon la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), 184 associations étudiantes regroupant environ 194 012 étudiants sont en grève en ce 4 avril.

LE TRAJET

LE DÉROULEMENT

Malgré les débordements qui s’accumulent durant la crise étudiante, la manifestation de Sherbrooke se déroule pacifiquement.

Avant le grand départ devant l’Université de Sherbrooke, une vingtaine d’étudiants se rassemblent dans le bureau de la rectrice, Luce Samoisette, sous l’œil averti de gardiens de sécurité. Aucun grabuge n’est fait.

Puis, la manifestation se met en branle. Elle durera quatre heures. Elle culmine vers 16 h dans le calme devant le bureau de circonscription de Jean Charest, devant le Centre des congrès de Sherbrooke.

Seuls deux étudiants en faveur de la hausse des droits de scolarité sont arrêtés pour avoir perturbé la manifestation. Les deux étudiants ont été relâchés vers 18 h 15 sans avoir même reçu une contravention.

LA SÉCURITÉ

Le trajet de la manifestation avait été approuvé par le Service de police de Sherbrooke (SPS). C’est le SPS qui assure la sécurité durant la marche, assisté par leurs homologues de la Sûreté du Québec (SQ).

L'hélicoptère de la SQ survolait d’ailleurs la marche depuis midi. Les deux équipes d'escouade tactique assuraient quant à eux la sécurité du Centre des congrès de Sherbrooke.

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