Ensaf Haidar craint que les coups de fouet reprennent vendredi pour son conjoint, le blogueur saoudien Raif Badawi. Ce dernier, condamné à 1000 coups de fouet, est en sursis depuis le 9 janvier 2015, date à laquelle a eu lieu sa première et seule séance de flagellation.

Une source aurait toutefois confirmé à Ensaf Haidar que la condamnation allait reprendre ce vendredi, cette fois à l'intérieur de sa prison de l'Arabie saoudite plutôt que sur la place publique. Il s'agit de la même source qui l'avait avertie à l'époque que son mari allait être fouetté le 9 janvier. 

Selon la coordonnatrice régionale d'Amnistie internationale, Mireille Elchacar, des vérifications restent cependant à faire. « Nous en sommes à vérifier le tout chez Amnistie. Comme la peine de flagellation n'est pas annulée et, surtout, le climat de répression va en augmentant en Arabie, nous sommes sur le qui-vive », a-t-elle précisé.

Pression sur Ottawa

Par voie de communiqué, Ensaf Haidar en a également profité pour presser le premier ministre désigné, Justin Trudeau, de réaliser sa promesse d'appuyer la libération de Raif Badawi. 

« Je lui demande de lui délivrer un passeport afin qu'il puisse être réuni avec sa famille », affirme celle qui est installée à Sherbrooke avec ses trois enfants depuis quatre ans. 

Raif Badawi a été condamné à l'automne à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet pour insulte à l'islam dans le blogue qu'il a écrit entre 2010 et 2012. Selon plusieurs sources d'Ensaf Haidar, le cas de Raif Badawi serait actuellement révisé par la Cour suprême de l'Arabie saoudite.

Plus d'articles

Commentaires