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Insecte ravageur : des producteurs de canneberges aux aguets

Les champs de canneberges du Québec sont en péril en raison d'un insecte ravageur. Les charançons, qui sont de plus en plus nombreux depuis quelques années, s'attaquent aux petits fruits.

Pour tenter de limiter les dégâts, chez Atobec, à Saint-Louis-de-Blandford, on parcourt le champ de canneberges avec un filet pour capturer les insectes indésirables. Un dépistage essentiel pour le producteur Marc Bédard.

« Il y a vraiment une quantité industrielle de charançons. Les rendements vont considérablement baisser parce que ces insectes s'attaquent aux bourgeons », explique M. Bédard. 

Comme producteur biologique, ce dernier n'a qu'une solution : inonder ses champs, dont 50 % sont touchés par l'insecte cette année. « Mon équipe de dépisteurs s'assure qu'il n'y a pas de débordement. Ensuite, on fait monter l'eau, car on ne peut pas utiliser de pesticides. Il faut utiliser l'eau pour régler le problème », précise Marc Bédard.

Grâce à ces mesures de dépistage, les producteurs québécois espèrent conserver leur place dans l'industrie à l'échelle internationale.

« En 2015, le Québec était le troisième producteur de canneberges du monde. Pas moins de 208 millions de livres de ces petits fruits ont été récoltées l'an dernier », affirme la directrice générale de l'Association des producteurs de canneberges du Québec, Monique Thomas. 

Le charançon peut littéralement détruire une récolte, et il n'existe aucun moyen de prévention ou de contrôle efficace.

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