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Josée Bélanger s'est réinventée pour aller au bout de ses rêves

Après une première Coupe du monde sous le signe du changement, Josée Bélanger prépare ses premiers Jeux olympiques dans la continuité. Plus à l'aise dans sa nouvelle vie de défenseuse après un stage en Europe, elle attend avec impatience de vivre son autre grand rêve de jeunesse.

Quand elle a réintégré l'équipe nationale pour préparer le Mondial 2015, Bélanger s'est présentée sur le terrain dans un nouvel état d'esprit. Une blessure à une cheville l'avait privée de précieux moments sous le maillot canadien : une Coupe du monde en 2011 et le bronze olympique en 2012. Elle voulait se donner une autre chance, une dernière, et vivre sans regret.

« J'ai travaillé dans un club de soccer pendant deux ans. Les jeunes filles me voyaient comme un modèle, une inspiration, explique-t-elle. Mais je me disais que je n'étais pas le vrai modèle dont elles avaient besoin. Je n'étais pas allée au bout de mes rêves [...] J'étais si près, mais je ne me suis pas donné une dernière chance.

« Mon copain m'a aussi aidé à pardonner au passé, à regarder ce que le futur me réservait et saisir les occasions. Tout ce qu'on regrette, c'est ce qu'on n'a pas tenté. »

Pour élargir ses horizons, la joueuse de Coaticook s'est réinventée. Quand John Herdman, à court de solutions avec des joueuses blessées, lui a demandé de jouer en défense latérale à droite, elle a tenté le coup. C'était la carte à jouer. C'est ce qui l'a menée au Mondial.

Bélanger n'était pas en territoire inconnu. Attaquante de formation, elle était habituée de vivre des matchs de l'autre côté du terrain, mais elle connaissait très bien les patrons de jeu de celles qu'elle devait maintenant arrêter. Elle avait des instincts de défenseuse, en plus des qualités offensives attendues d'une latérale.

De la technique dans les bagages

Après le Mondial, Josée Bélanger a signé son premier contrat professionnel, avec le FC Rosengard, grosse pointure du Championnat suédois. Elle a gardé la forme et a aussi raffiné sa technique. Côtoyer au quotidien la Brésilienne Marta, nommée cinq fois joueuse de l'année de la FIFA, n'a certainement pas nui.

« J'ai toujours été une joueuse très physique, rapide avec le ballon, dit-elle. Il me manquait le petit côté technique. J'ai plus de diversité dans mes dribles et je suis maintenant plus calme et plus précise dans certaines situations de passe. »

Bélanger est de retour en Amérique du Nord pour 2016 avec le Pride d'Orlando, club de la National Women's Soccer League, ce qui simplifie les déplacements et la préparation avec l'équipe nationale. Le style plus physique et direct qui y est joué est aussi plus près de ce qu'elle vivra dans les matchs internationaux, croit-elle.

« Le niveau aux États-Unis est aussi très élevé, surtout sur les qualités physiques et les transitions rapides, explique-t-elle. C'est important de s'améliorer sur ces aspects et transférer ça dans les matchs internationaux. On dit souvent que les matchs sont gagnés sur des coups de pied arrêtés ou des transitions rapides. »

De la pression?

L'équipe canadienne débarque à Rio avec des attentes après sa médaille de bronze à Londres en 2012. Le groupe, qui peaufinera sa préparation avec deux matchs amicaux contre le Brésil samedi à Toronto et mardi à Ottawa, a encore ce qu'il faut pour remonter sur un podium olympique, et peut même viser l'or, pense Bélanger.

Les joueuses sont dans un bon état d'esprit, assure-t-elle. Les jeunes qui poussent y sont pour beaucoup.

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