Comme la plupart des autres villes du Québec, le réglement municipal de Sherbrooke interdit la pratique de sports dans la rue. Régulièrement, les policiers sherbrookois doivent intervenir à ce sujet.

« Effectivement, il y a une réglementation municipale qui est assez claire qui dit qu'il est interdit pour quiconque, sur une chaussée, de pratiquer le patin à roues alignées, de se promener en planche à roulettes, en trottinettes, en tricycle, en voiturette également. Avec ce type de règlement, nous appliquons vraiment un pouvoir discrétionnaire, notre bon jugement », indique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

La police intervient surtout lorsque les citoyens se plaignent de la situation. « On a souvent des plaintes associées à ce genre de pratique malheureusement. Ce sont souvent les voisins. C'est une question de bon voisinage. Des fois ce sont des chicanes de voisin. On doit faire de petits rappels aux gens qui pratiquent ces sports. »

Lorsqu'ils interviennent, les policiers rappellent aux gens d'utiliser leur bon jugement avant d'interdire aux enfants de jouer dans la rue. « On leur dit d'utiliser leur bon jugement avec le niveau de circulation, du type de rue, l'endroit où ils pratiquent leur activité. Il y a l'heure aussi. Avec le fameux panier de basket-ball, par exemple, si c'est une petite rue où il n'y a à peu près pas de circulation, il n'y a pas de problème. On peut le tolérer. Mais si des jeunes jouent à 2 h du matin dans la même rue, ça peut devenir problématique. »

Bien qu'il soit incapable de chiffrer le nombre de plaintes à ce sujet que le Service de police de Sherbrooke reçoit chaque année, Martin Carrier soutient que la plupart des plaintes ont un fond de chicane de voisins. « En dessous de l'appel, on peut sentir ce genre de motivation ou ce sont des gens qui ne comprennent pas que les enfants peuvent jouer au ballon ou au hockey dans la rue. »

Après avoir vérifié avec des collègues, Martin Carrier soutient que jamais les policiers sherbrookois n'ont donné de contravention à ce sujet. « Ce n'est pas l'objectif premier. C'est plutôt de rappeler aux plus jeunes d'être prudents et de le faire au bon endroit. On veut le faire le plus gentiment possible. »

Martin Carrier rappelle que des vidéos où l'on voyait des policiers sherbrookois jouer avec des enfants au hockey ont largement circulé sur les réseaux sociaux. « Ça fait partie de notre travail de faire du rapprochement avec les gens et les tout-petits. »

Projet pilote

La Ville de Beloeil, en Montérégie, lance un projet pilote pour encourager les enfants et les adultes à jouer dans la rue, sans crainte de recevoir un constat d'infraction de la police. L'initiative, baptisée « Dans ma rue, on joue », suscite déjà l'intérêt d'autres municipalités du Québec. Beloeil ira même jusqu'à proposer des boîtes de matériel sportif dans les rues sélectionnées. Celles-ci seront munies de panneaux indiquant que le jeu libre y est permis de 7 h à 21 h.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine