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L’affaire Charles Marion, c’était il y a 40 ans

Le 6 août 1977, Charles Marion, gérant de crédit à la Caisse populaire Desjardins de Sherbrooke-Est, est enlevé dans son chalet de Stoke, en Estrie. L'homme est séquestré pendant 82 jours. Ce rapt, qui a marqué les annales judiciaires, est encore aujourd'hui considéré comme le plus long de l'histoire au Canada.

Trois jours plus tard, le 9 août 1977, l’animateur Normand Harvey raconte les détails de l’affaire au Téléjournal. Charles Marion se trouvait en compagnie d’une collègue de la Caisse populaire lors de son enlèvement. Celle-ci a été retrouvée le lendemain ligotée et abandonnée dans le garage du chalet. C’est elle qui décrira les événements aux policiers.

Charles Marion est séquestré dans un abri sous terre, dans des conditions atroces. Ses ravisseurs le nourrissent à peine et lui fournissent des tranquillisants et du gin pour qu’il tienne le coup. Ils réclament un million de dollars pour la libération de leur prisonnier. Des négociations s’engagent alors avec eux.

Le 27 octobre 1977, Charles Marion est enfin libéré après 82 jours de détention. Son fils a versé la somme de 50 000 $, difficilement amassée par sa famille. Il faudra attendre presque un an pour que la police arrête un premier suspect qui avait en sa possession les billets marqués de la rançon.

Le soupçon pèse sur Charles Marion et ses proches : on les accuse d’avoir été complices de l’enlèvement. Le procès les blanchira de ces suspicions.

Charles Marion ne s’en remettra jamais. Le 2 décembre 1999, il se suicide, dans ce même chalet où il avait été enlevé 22 ans plus tôt. Son fils, Pierre Marion, publie en 2013 un livre sur ce drame et le calvaire qu'a subi sa famille.

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