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L'Agence canadienne d'inspection des aliments inquiète de la qualité des épices

L'Agence canadienne d'inspection des aliments est préoccupée par la qualité parfois non conforme des épices et herbes offertes sur le marché. Les plus récents échantillonnages démontrent que près de 30 % des épices analysées ont échoué les tests de conformité.

Certaines épices, majoritairement les épices en poudre, peuvent faire l'objet de modifications. De la farine peut notamment être ajoutée pour augmenter la quantité.

« Il y a plusieurs joueurs plus petits qui utilisent des épices beaucoup moins chères. Il y a aussi une pression à la baisse sur les prix pour les épices qui font que dans certains pays on a tendance à vouloir faire des épices ou des mélanges moins chers, alors on coupe souvent les épices en poudre comme les oignons, le curcuma et le paprika », explique le président d'Épices Crousset, Guillaume Crousset.

Pour éviter que ses épices soient « coupées » avec d'autres produits, l'entreprise de Magog dit mettre tout en oeuvre pour s'assurer de leur traçabilité.

« Avec tous nos fournisseurs, on s'assure d'avoir les spécifications, des analyses chimiques en laboratoire de chacun des produits qu'on achète. Souvent, il y a aussi des plans dans les pays producteurs qui montrent que c'est surveillé et analysé et c'est analysé de nouveau une fois rendu au Canada », soutient M. Crousset.

« On travaille beaucoup avec de gros joueurs du milieu alimentaire du Québec, donc on ne peut pas se permettre d'acheter des épices à gauche et à droite », ajoute-t-il.

Pour aider les consommateurs à démasquer les épices authentiques de celles de moins bonne qualité, l'odeur, la couleur et le goût de celles-ci demeurent les meilleurs indices, indique Guillaume Crousset.

« Regardez, ça, c'est de l'ail, dit-il en ouvrant une chaudière remplie d'ail en poudre. Quand c'est blanc, blanc pâle, ce n'est pas de la qualité. Là, c'est un peu rosé, voire un peu jaune, parce qu'une gousse d'ail que vous achetez et épluchez, c'est de cette couleur-là, c'est ce que ça doit être. Quand je l'ai ouvert, on a bien senti l'odeur. »

« Moins vous payez cher, moins ç'a du goût, moins ç'a de saveurs. Une épice, ce n'est pas un produit de luxe, mais ç'a a un prix », résume-t-il.

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