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L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de l'Estrie vote pour la grève 

Les membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) de l'Estrie ont voté à 92% en pour une grève rotative de six jours, qui sera déclenchée si les négociations relativement à leur convention collective achoppent.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

Les membres de l'Estrie donnent ainsi leur accord au mandat de grève suggéré par le Front commun syndical du secteur public, auquel ils sont associés. 

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), l'Alliance des professionnels et techniciens de la santé et des services sociaux (APTS), le Syndicat de la Fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont convenu, début septembre, de demander un mandat pour 6 jours de grèves tournantes à leurs 400 000 membres. Ces journées de débrayage pourraient être exercées selon l'évolution des négociations, sur la scène régionale ou nationale.

Des assemblées syndicales auront d'ailleurs lieu jusqu'au 8 octobre dans tout le Québec afin que leurs membres puissent voter sur l'opportunité d'accorder ce mandat de grève.

Des offres inacceptables

Les offres faites par la partie patronale ont fait bondir les membres de l'APTS. La porte-parole de l'APTS en Estrie, Lise Brouillette, soutient que l'offre salariale est dérisoire. L'offre gouvernementale propose un gel salarial au cours des deux premières années, et une hausse de 1 % par la suite, pendant trois ans.

Elle déplore également les compressions qui se poursuivent dans le domaine de la santé et des services sociaux. Elle cite en exemple les trois postes de réadaptation au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), qui n'ont pas été pourvus pendant les congés de maternité et parentaux des employées.

« Pas de physiothérapeute dans certains secteurs, l'équivalent de deux postes à temps complet qui sont retirés en attendant le retour de personnes qui ne reviendront pas avant Noël, et peut-être plus », déplore-t-elle.

La réforme des laboratoires est également une autre source de colère pour les syndiqués. Les services de laboratoire seront centralisés au CHUS. Selon Mme Brouillette, cela va entraîner des pertes d'emploi, des déplacements importants pour les travailleurs et des risques accrus de perte d'échantillons, de même que des délais dans les résultats.

Pas de grève avant les élections fédérales

Mme Brouillette ne croit pas que la grève sera déclenchée avant le scrutin fédéral. Elle espère que les pressions faites par les membres seront suffisamment fortes pour améliorer les discussions avec la partie patronale.

Le but premier, selon, est de parvenir à une entente, mais si les négociations achoppent, elle affirme que le mandat de grève sera déclenché.

La convention est échue depuis six mois.

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