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L'amende imposée à Neptune indigne le Comité des travailleurs accidentés de l'Estrie

Le Comité des travailleurs et travailleuses accidentés en Estrie se dit outré par la faible amende imposée à l'entreprise Neptune Technologies à la suite de l'explosion tragique du 8 novembre 2012 à l'usine de production d'huile de Krill de Sherbrooke.

Un texte de Geneviève Proulx

Le comité a appris récemment que l'entreprise a reconnu sa culpabilité en mars dernier. C'est lors d'une audition en Cour du Québec, le 26 mars dernier, que l'entreprise a reconnu « avoir compromis directement et sérieusement la santé, la sécurité ou l'intégrité physique d'un travailleur lors d'un déversement d'acétone dans des conditions non sécuritaires et dangereuses ».

Neptune a été condamnée à payer une amende de 58 420 $ pour cette infraction, une somme dérisoire selon Louise Roy, coordonnatrice du Comité des travailleurs et travailleuses accidentés en Estrie. « C'est bien connu que la prévention fait défaut et qu'elle est inexistante dans certaines entreprises. Cette nouvelle-là envoie un message aux entreprises que ce n'est pas très grave qu'on ne fasse pas de prévention. La Cour impose une amende de 58 000 $ à Neptune pour avoir atteint à l'intégrité physique de plusieurs personnes. Ce n'est pas cher. En plus, ils investissent 48 millions pour relancer leur entreprise », s'indique Louise Roy.

Enquête policière

Un bureau d'enquête a été ouvert au Service de police de Sherbrooke, où deux personnes travaillent à temps plein sur le drame de novembre 2012. Elles cherchent à établir si l'entreprise a une quelconque responsabilité criminelle dans cette explosion. Les enquêteurs travailleront sur ce dossier jusqu'à la fin octobre. 

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