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L'autodéfense au féminin dans des écoles de Sherbrooke

Des jeunes des écoles secondaires de Sherbrooke reçoivent au cours de l'année scolaire des formations en autodéfense, une façon de leur apprendre à se faire confiance et à s'« autoprotéger », soutient Chantal Lepage, propriétaire de l'école Onnano.

« Ça fonctionne vraiment et c'est pour ça qu'après 15 ans, je travaille toujours en autodéfense féminine », affirme la professeure d'expérience.

Chantal Lepage parle aussi aisément d'autodéfense que d'« autoprotection », un concept qui fait référence aux moments qui précèdent une agression. Ce qu'elle apprend aux femmes est à faire confiance à ce qu'elles ressentent pour tout de suite agir.

Puis, elle leur apprend à développer certaines techniques de base. Être capable de soutenir le regard, de se tenir droite, « ça amène automatiquement de la confiance », assure-t-elle.

Des histoires comme cadeaux

Depuis qu'elle travaille en autodéfense, Chantal Lepage cumule les histoires, ce qu'elle appelle des « cadeaux de vie des femmes ».

Une étudiante lui a raconté par exemple avoir réussi à faire fuir un jeune homme dans un bar une semaine après avoir réussi sa formation. Des automatismes, c'est ce que Chantal Lepage essaie de mettre en place quand elle travaille avec les femmes, dont plusieurs ont déjà été victimes d'agression sexuelle.

Pour réussir à se défendre, ce n'est pas que sur sa propre force musculaire qu'il faut compter, ajoute Mme Lepage.

« S'il y a de la force, ça va être avec la force de l'autre. C'est très technique », assure-t-elle.

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