Retour

L'avenir du presbytère et de l'église Saint-Patrice, à Magog, inquiète encore des citoyens

L'assemblée de consultation concernant la modification au Règlement sur les usages pour le presbytère de l'église Saint-Patrice s'est déroulée « beaucoup mieux » que ce à quoi s'attendait la mairesse de Magog, Vicki May Hamm. Les échanges par médias interposés ont été assez houleux au cours des derniers jours et si toutes les craintes n'ont pas été apaisées, la mairesse estime que la rencontre de mardi soir a permis de remettre les pendules à l'heure.

La Ville souhaite modifier le Règlement pour permettre au presbytère d'être transformé en auberge de jeunesse. Cette proposition soulève des inquiétudes chez certains citoyens, qui craignent que l'église devienne, un jour, un édifice commercial à son tour.

« La maison Tourigny avait une valeur patrimoniale forte, pourtant, cela n'a pas empêché de la démolir. C'est sûr qu'on est devenu extrêmement méfiant vis-à-vis la politique de la protection patrimoniale de Magog », souligne Daniel Faucher, porte-parole du collectif Sauvons l'îlot Tourigny.

La mairesse a tenté de rassurer les concitoyens, en leur proposant d'abord un contingentement, soit qu'un seul établissement soit permis dans la zone comprenant l'église et le presbytère.

« On n'a pas changé le zonage pour permettre deux établissements commerciaux. On a fait un usage conditionnel, hébergement type auberge de jeunesse, un seul dans la zone », explique la mairesse.

Quant à l'église, la mairesse l'a clamé haut et fort : pas question d'y toucher.

Davantage de protection

Même si les propos de la mairesse ont semblé rassurer plusieurs personnes, certains citoyens sont demeurés sceptiques sur les garanties que le presbytère ne subira pas de modifications importantes. 

« Ce qu'on craint, c'est qu'il y ait un effet domino, explique Anne-Brigitte Renaud, membre du comité Collectif citoyen. Il faut que ce soit l'ensemble patrimonial qui soit protégé, le presbytère et l'église. Parce qu'on ne sait pas ce que le prochain va demander comme modification d'usage »

Cette protection, selon Daniel Faucher, est d'autant plus importante qu'un site patrimonial a beaucoup plus de valeur si l'ensemble est conservé.

« La coquille, au minimum, quels que soient les plans des futures années, doit être préservée », explique-t-il.

La mairesse de son côté affirme que le projet d'auberge de jeunesse est celui qui permettait de préserver l'intégrité du bâtiment. Elle rappelle d'ailleurs que ce projet n'est pas la décision de la Ville.

« Quand ils ont décidé de vendre le presbytère parce que ça coûtait trop cher, et que finalement, les citoyens sont revenus en disant qu'ils préféraient qu'ils le gardent, ils ont fait une consultation publique et ont trouvé le meilleur projet. Nous, on n'est pas impliqués », explique-t-elle.

Elle rejette toutefois la proposition faite par des citoyens de demander que l'église soit inscrite au registre québécois comme bâtiment patrimonial, pour assurer sa protection.

« La classer au niveau provincial, ce n'est pas évident. C'est beaucoup plus facile pour nous de la classer au niveau municipal, et ça répond au besoin. »

Une ouverture appréciée

Plusieurs citoyens ont salué l'ouverture de la Ville dans ce dossier, remerciant d'ailleurs la mairesse d'avoir pris en considération les craintes des citoyens, mais Anne-Brigitte Renaud affirme qu'elle sera « rassurée lorsque le projet sera déposé ».

Vicki May Hamm a tout de même tenu à rappeler aux citoyens qu'un dialogue par l'intermédiaire des médias n'était pas une façon d'agir.

« Je comprends les problématiques et les irritants quand on prend le temps de me les expliquer, ce qu'on n'a pas fait malheureusement; j'ai dû décortiquer dans les médias, je suis capable de trouver un compromis. »

« Cette campagne de peur là, je ne la catche pas! »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine