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L'école des Deux-Soleils annule la campagne de financement pour l'achat de pupitres et de chaises

Ayant été très critiquée sur les réseaux sociaux, la campagne de financement qui visait le remplacement de pupitres et de chaises à l'école des Deux-Soleils de Magog est annulée.

C'est le conseil d'établissement de l'école du secteur Omerville qui a pris cette décision mardi soir. « À la lumière de commentaires formulés par la communauté, le conseil d’établissement de l’école primaire des Deux-Soleils a jugé plus sage de retirer la tenue de son activité de financement "Course-et-marche-o-thon" prévue ce printemps », peut-on lire dans un communiqué.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes soutenaient que c'est à la Commission scolaire de financer à même les taxes l'achat de mobilier.

À la Commission scolaire des sommets, on explique que le budget MAO, mobilier, appareillage et outillage, est décentralisé vers les écoles. C'est une décision prise avec les directions d'écoles.

Par exemple, l'école des Deux-Soleils a reçu 2 500 dollars pour l'année en cours. La somme est similaire pour les années passées.

La directrice générale de la commission scolaire, Édith Pelletier, soutient que ça inclut le remplacement des chaises et des bureaux. Cette situation ne s'applique peut-être pas à d'autres commissions scolaires puisque chaque organisation prend ses propres décisions.

« Je pense que c'est l'école qui est la mieux placée pour savoir c'est quoi les besoins au niveau du mobilier dans son établissement », explique Mme Pelletier.

« La partie qui est centralisée, qu'on garde au niveau de la commission scolaire, c'est tout l'entretien des bâtiments. Donc, quand on parle de fenestration, de toiture, d'étanchéité des fondations », ajoutet-elle.

Sur les dix classes de l'école des Deux-Soleils, il en reste deux dont il faut changer le mobilier ce qui représente un investissement de 12 000 $.

Selon la Commission scolaire des Sommets, le conseil d'établissement de l'endroit était « animé des meilleures intentions » et souhaitait « accélérer le renouvellement progressif du mobilier utilisé par les élèves. Le conseil d’établissement souhaitait doter les élèves d’un milieu plus propice aux apprentissages. »

D'autres alternatives de financement seront explorées avec la direction et la Commission scolaire.

« J'ai jamais vu ça »

Un ancien régisseur aux ressources matérielles pour des Commissions scolaires considère que les écoles n'ont pas à payer pour les bureaux et les chaises utilisés par les élèves. Selon Michel De Lierre, cette facture doit revenir à la Commission scolaire.

Il fait partie de ceux qui commentent la situation sur les réseaux sociaux. « De plus, avec le peu de ce budget (d'immobilisation) qui est transféré aux écoles, je ne vois pas comment celles-ci peuvent arriver à remplacer leur mobilier de classe. C'est d'un ridicule effronté », écrit-il.

En entrevue par la suite, M. De Lierre n'en démord pas. « On dit prenez ça et arrangez-vous avec. Moi, j'ai jamais vu ça. Ni dans les Commissions scolaires de la Montérégie ni dans les Commissions scolaires de Montréal ni de Laval. Il y a une décharge qui se fait et ce n'est pas correct », ajoute l'ancien régisseur.

À savoir si la commission scolaire va continuer à fonctionner de cette façon étant donné les commentaires formulés, Édith Pelletier ne pouvait répondre puisque ce genre de sujet est discuté au sein d'un comité de répartition des ressources. Ce dernier prend les décisions par la suite.

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