Retour

L’Église essénienne déboutée par le Tribunal administratif du Québec à Cookshire-Eaton

À moins de porter sa cause en appel, l'Ordre des esséniens établi à Cookshire-Eaton aura 60 jours pour démolir ou déménager tous les bâtiments érigés sans permis sur une partie de son terrain.

Un texte de Charles Beaudoin

Le TAQ a confirmé mardi l’ordonnance rendue le 8 septembre 2016 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), qui obligeait l’Ordre à cesser toute activité de culte, résidentielle, de villégiatures, d’entreposage et d’utilisation commerciale sur une partie de la terre de quelque 100 hectares qu’il possède à Cookshire-Eaton.

« On a toujours eu le même discours. C'est que ce soit équitable pour le citoyen. Si ce jugement-là est dans une optique d'équitabilité, la municipalité est satisfaite », a mentionné le directeur général de Cookshire-Eaton, Martin Tremblay.

« On parle d'une trentaine de bâtiments et d'objets de culte divers. On parle de statues qui peuvent avoir 15, 16 pieds (4,5 mètres) de haut, différents gazebos et des lieux de cérémonies », ajoute M. Tremblay.

Le groupe s’est installé dans la municipalité estrienne en 2005 et compterait environ 150 membres. De nombreux différends l’ont opposé à la municipalité au fil des ans, notamment pour des taxes foncières impayées.

Une rencontre du conseil d'administration de l'Église-mère, à l'international, doit avoir lieu jeudi après-midi pour déterminer les prochaines démarches, a confié un porte-parole de l'Ordre.

Si l’Ordre ne collabore pas, la Comission s’adressera à la Cour supérieure pour faire respecter son jugement.

Plus d'articles