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L'engouement pour les armes à air comprimé inquiète le SPS

Les armes à air comprimé sont peut-être des jouets, mais ils ressemblent à s'y méprendre à de véritables armes à feu. Le Service de police de Sherbrooke (SPS) s'inquiète d'ailleurs de leur augmentation sur son territoire, car ils peuvent causer des blessures sérieuses.

Tommy Boudrias en sait quelque chose. Le jeune homme de 14 ans a été interpellé par deux jeunes armés d’une arme à air comprimé. Dans sa malchance, il a été chanceux : une petite ecchymose seulement marque le point d’impact du projectile.

« Il me disait, donne-moi ton « cell », t’es braqué. Et finalement, il m’a tiré juste en dessous des « pecs ». Ça n’a pas fait trop mal sur le coup, mais rendu à la maison, on le sentait pas mal », soutient le jeune homme.

Les policiers font régulièrement des interventions liées à ce type d’armes. D’ailleurs, selon le porte-parole du SPS, Philippe Dubois, il s’agit d’un jouet qui n’est pas à prendre à la légère. Manipuler ce type d’armes peut même mener à des accusations criminelles.

« Cela peut être considéré comme une arme à feu, selon la vélocité du projectile, souligne Philippe Dubois. Donc, ce n’est pas un jouet qu’on met dans les mains des enfants, comme ça. »

Il y a un intérêt sans cesse grandissant pour les armes à air comprimé, soutient le propriétaire de Lachance Chasse et Pêche, Jean-Guy Lachance. Elles deviennent d’ailleurs de plus en plus réalistes. « C’est identique. Mais c’est à l’utilisateur à l’utiliser à bon escient », soutient-il.

Les armes à air comprimés sont peut-être des jouets, mais n’en achète pas qui veut. Destinées au tir de loisir, il faut avoir au moins 16 ans pour en faire l’acquisition.

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