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L'épave Mayflower du lac Massawippi sera protégée

L'épave du bateau à vapeur Mayflower, qui repose au fond du lac Massawippi depuis plus de 100 ans, a été retrouvée au cours du week-end. L'organisme Bleu Massawippi a commandé ces recherches afin de protéger l'emplacement de ce vestige du passé.

Depuis 123 ans, le lac Massawippi cache à plus de 15 mètres de profondeur l'épave du Mayflower. Une équipe de plongeurs, avec à sa tête Sylvain Marcotte, vient d'officialiser son emplacement près de la pointe Noire, un endroit escarpé. « Ça n'arrive pas souvent qu'on ait l'opportunité d'aller découvrir de nouvelles épaves qui sont peu documentées au Québec. C'est une opportunité que Bleu Massawippi nous a fournie de venir ici, de prendre des photos, de prendre des images », dit-il. Bleu Massawippi est un organisme qui veille sur le lac et qui souhaite protéger l'emplacement de cette épave. « On ne veut pas que des bateaux à moteur ou n'importe quel autre obstacle détruisent cet élément d'histoire », souligne sa directrice générale, Michèle Gérin.

L'épave de près de 20 m est couchée sur le côté bâbord. Sa poupe est à 6 m de profondeur et sa proue à plus de 12 m. « C'est une très belle épave. Il y a beaucoup de poissons aussi. On voit qu'il y a des poissons qui vivent là depuis plusieurs années », soutient Sylvain Marcotte.Le Mayflower était un bateau à vapeur qui faisait la navette entre North Hatley et Ayer's Cliff. « C'était l'époque où il n'y avait pas de chemin. Alors, le Mayflower transportait de la marchandise, mais faisait aussi les histoires de la belle société de North Hatley. Il y avait un piano et des partys », raconte Mme Gérin.

Le bateau aurait coulé lors d'une de ces soirées mondaines en 1894. À l'intérieur, il n'y a aucune trace de pièces mécaniques. Bleu Massawippi souhaite que sa coque soit protégée. « Elle est révolue l'époque où on plongeait et tout le monde ramenait un morceau de l'épave chez soi. C'est une époque heureusement qui est derrière nous. Là, avec Bleu Massawippi qui chapeaute ce projet, on peut rendre l'épave accessible, mais on la préserve en même temps », explique un des plongeurs, Pierre-Stéphane Lafrance.

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