L'agence spatiale américaine NASA lancera lundi soir le satellite Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) dont le but est de trouver des planètes potentiellement habitables. L'Observatoire du Mont-Mégantic a été mis à contribution et un professeur de l'Université Bishop's participe au projet.

L'objectif de TESS est de traquer les planètes en orbite autour des étoiles les plus lumineuses et les plus rapprochées de la Terre.

L'Observatoire du Mont-Mégantic a travaillé à l'élaboration de spectrographes utilisés par le satellite, dont le lancement a lieu à Cap Canaveral, en Floride.

« Une partie du suivi sera aussi fait à l'Observatoire. Il y a des événements qui vont nous laisser croire à des exoplanètes, mais il faudra le confirmer avec d'autres observations au sol. Tout un réseau de télescopes sera mis à contribution pour appuyer la mission et l'Observatoire fait partie de ce réseau », ajoute René Doyon, directeur de l'Observatoire du Mont-Mégantic.

Le professeur Jason Rowe, de l'Université Bishop's à Sherbrooke, participera, lui aussi, au suivi des nouveaux systèmes planétaires avec des instruments au sol et dans l'espace.

TESS remplacera le télescope spatial Kepler, lancé en 2009. Selon la NASA, l'engin pourrait découvrir 20 000 exoplanètes dont une cinquantaine de la taille de la Terre et près de 500 qui seraient deux fois plus grandes que notre planète. Il permettra de déterminer de manière plus précise les exoplanètes les plus près de nous et surtout, de quelle matière elles sont composées.

« C'est une mission précurseure pour le télescope spatial Webb qui sera lancé en 2020. C'est cette machine qui va nous permettre de sonder l'atmosphère, pour savoir s'il y a de l'eau. Des systèmes planétaires très semblables au nôtre où la vie peut apparaître. La mission TESS est très importante », explique monsieur Doyon.

Le satellite TESS partira en mission pour un minimum de deux ans.

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