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L'Expo 67: deux Estriens partagent leurs souvenirs

Le 27 avril 1967, Montréal accueillait l'exposition universelle sur le thème « Terre des Hommes ». Cet événement de grande envergure restera à jamais gravé dans la mémoire de ceux et celles qui l'ont vécu de près.

Malgré les années qui ont passé, Lorraine Ballard parle de cette expérience avec le sourire aux lèvres et les yeux pétillants!

« D'avoir autant de monde, que ce soit aussi bien fêté, pour l'ouverture...J'en ai encore des frissons quand j'en parle », lance d'entrée de jeu Lorraine Ballard, qui a eu la chance d'être choisie comme hôtesse pour l'événement.

« Des souvenirs impérissables. Je pense que dans tous les emplois que j'ai eus dans ma vie (...) c'est celui qui m'a marquée le plus », ajoute-t-elle.

Les hôtesses représentaient le Canada. Elles devraient sourire, être bilingues et avoir une belle personnalité. Tout cela parce que l'événement était d'envergure internationale.

« C'est quand même extraordinaire. Vous rencontrez des Chinois, des Allemands, des Britanniques. On avait des gens qu'on n'avait jamais rencontrés avant », souligne la Magogoise.

À vélo

Yves Bergeron, lui, a vécu l'Expo 67 sur deux roues. À 19 ans, il conduisait ce qu'on appelle un pédicab.

« Lors de l'inauguration, on partait du centre-ville, il faisait froid, il ventait. Je n'avais aucun entraînement. C'était quelque chose. Le vent prenait dans le toit, je gelais. Je suis arrivé brûlé. Je me suis dit "Oh boy, je pense que l'été va être long" », lance-t-il en riant.

Pendant cinq mois, il a conduit son Pédicab avec deux amis. Il a pédalé plusieurs heures presque tous les jours.

« Je n'ai pas touché à une bicyclette pendant dix ans, je pense, après », ajoute-t-il.

Ce travail pendant l'Expo 67 lui a permis de se payer deux années d'études et une nouvelle voiture. « J'ai fait en dollars d'aujourd'hui 20 000 dollars pour 5 mois de travail. Moi-même j'en suis bouche bée ».

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