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L'homme accusé d'agression sexuelle sur des mineures témoigne et nie tout

C'était à l'homme de 35 ans accusé de divers crimes à caractère sexuel sur des mineures à témoigner vendredi durant son procès, qui se déroule depuis le début de la semaine au palais de justice de Sherbrooke.

L'accusé a à maintes reprises clamé son innocence. Il a affirmé n'avoir jamais touché à l'une de ses filles, qu'il avait même peur de leur donner leur bain. Il a même ajouté n'avoir jamais parlé sexualité avec elles.

L'homme est également revenu sur le moment où, en 2008, il a appris par une policière que sa fille l'accusait d'agression sexuelle. « Ça m'a mis à terre, j'en braillais. Je n'en revenais pas de ce qu'elle disait, j'étais détruit », a-t-il dit à la Cour.

Il a ajouté que sa relation avec son ex-conjointe était très difficile et qu'elle lui en voulait d'avoir obtenu la garde partagée. Il a d'ailleurs déclaré qu'il ne serait pas surpris que son ex ait convaincu sa plus vieille d'inventer toutes ces histoires de viol.

La détective Service de police de Sherbrooke, Brigitte Beaudoin, a aussi témoigné brièvement vendredi après-midi. Elle a raconté avoir reçu les confidences d'une amie de la fillette à l'école et rencontré ensuite la fillette de six ans, qui affirmait avoir été abusée. La conversation a été enregistrée sur vidéo.

Les plaidoiries prévues lundi 

Tous les témoins dans cette affaire ont été entendus en quatre jours. Les membres du jury ont entendu le témoignage des présumées victimes aujourd'hui âgées de 16 ans et huit ans, d'une policière, d'une pédiatre, d'une famille d'accueil et aujourd'hui de l'homme de 35 ans.

À l'exception du père, tous ont affirmé que la fillette, dans le langage d'une enfant de six ans, a raconté avoir été forcée à faire des fellations et que son père la sodomisait.

Les plaidoiries de la Couronne et de la défense auront lieu lundi après-midi. Les 12 membres du jury, qui compte sept femmes et cinq hommes, devront ensuite rendre leur verdict.

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