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L'homme derrière le succès de Charlie Chaplin est de Danville

En plus d'avoir réalisé plus de 1000 films, un citoyen de Danville, Mack Sennett, est celui qui a fait connaître au monde entier Charlie Chaplin. 

Un texte de Geneviève Proulx

Né à Danville en 1880, il est déménagé dans le Connecticut à l'âge de 17 ans avec ses parents. Insatisfait de son travail de journalier dans une aciérie, il migre rapidement vers New York où il a travaillé comme chanteur dans les églises et les cabarets.

Sans connaître un grand succès comme chanteur, Mack Sennett a quitté la scène après cinq ans pour devenir acteur et auteur pour l'American Mutoscope and Biograph Company, une grande compagnie de cinéma. Rapidement on reconnaît son talent de metteur en scène et de réalisateur de comédie.

Mack Sennett s'est surtout spécialisé dans le « slapstick », de l'humour invraisemblable, rempli de bagarres et de poursuites. On dit même que ce serait le Danvillois qui en serait l'inventeur. 

En 1912, il crée son propre studio cinématographique, la Keystone. Deux ans plus tard, lors de l'arrivée de Chalie Chaplin en Amérique, il embauche l'acteur pour un premier film qui ne connaîtra pas le succès ; Le Vagabond. C'est lors de son deuxième tournage (qui a lieu trois mois plus tard) que Charlie Chaplin invente son personnage de Charlot et devient célèbre. 

À partir de ce moment, les films du duo Sennett-Chaplin s'enchaînent rapidement. Ils travailleront ensemble jusqu'en 1917, moment où le cinéaste vend ses parts de la Keystone. 

Incapable de s'adapter

Les affaires de Mack Sennett ont périclité lorsque le cinéma parlé a fait son apparition sur les écrans. Le réalisateur a été incapable de s'adapter à cette modernité. 

Il a pris sa retraite en 1936 après avoir dirigé et scénarisé plus de 1000 films. En 1937, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences reconnaît son talent en lui décernant un Oscar. 

Mack Sennett est mort en 1960 à 80 ans. La Ville de Danville lui a rendu hommage avec une oeuvre située au parc Smith.

Avec les informations du directeur général de la Société d'histoire de Sherbrooke, Michel Harnois.

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