Retour

L'intérêt pour l'agriculture biologique explose au Cégep de Victoriaville 

Le Cégep de Victoriaville bat cette année un record d'inscriptions dans son programme en agriculture biologique.

Au total, 68 demandes d'admission ont été reçues pour le profil en production légumière et fruitière biologique. Seulement 32 nouveaux étudiants seront admis en septembre prochain.

« Les inscriptions ont augmenté de 300 % au cours des quatre dernières années, c'est vraiment une explosion », note le directeur général du Cégep, Paul Thériault.

Selon lui, l'engouement pour le biologique dépasse le simple effet de mode.

De la place pour du local

Le chargé de projet au Centre d'expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité, Geoffroy Ménard, souligne qu'une grande part de nos aliments biologiques proviennent de l'étranger.

« Les chiffres que l'on a nous indiquent que la croissance du secteur biologique en alimentation est d'environ 16 % par année tandis que la croissance des superficies cultivées au Canada est environ la moitié de cela », note-t-il.

Pour l'enseignant Pierre-Antoine Gilbert, ce contexte favorise clairement les étudiants.

« Pour l'instant, beaucoup des légumes qui sont consommés par les Québécois proviennent de l'extérieur de la Californie », mentionne-t-il.

Malgré les embûches à prévoir, entre autres pour acquérir un lopin de terre, un étudiant inscrit au programme, Charles Maziade, reste optimiste pour l'avenir.

« Il y a quand même de l'aide financière ici au Québec pour la relève d'entreprise. Mais si on veut faire une relève, le défi est souvent humain. Il faut trouver des gens qui sont prêts à faire du mentorat, des partenariats », croit-il.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine