Le phénomène de l'itinérance prend de l'ampleur et se diversifie. C'est le constat qui découle des 3es États généraux de l'itinérance au Québec, dont le bilan était déposé à Granby lundi après-midi.

En 2016, tant des hommes que des femmes vivent des situations plus que précaires. Parmi les phénomènes en émergences, celui des familles. De plus en plus de parents et enfants se retrouvent dans la rue.

La lenteur des deux paliers de gouvernement

Deux ans après l'adoption d'une politique québécoise sur l'itinérance, les intervenants du milieu soutiennent que le plan d'action tarde à être mis en place.

Les personnes en situation d'itinérance n'ont pas choisi la rue, elles s'y retrouvent, mais ne la choisissent pas.

Mathieu Frappier ajoute qu'avec le gouvernement conservateur on est passé d'une approche où les groupes locaux décidaient des actions prioritaires à une pensée unique émanant du gouvernement fédéral. 

« Il faut revenir à une approche généraliste et communautaire », dit-il.

La méthode préconisée par l'ancien gouvernement visait à donner un logement à des gens qui sont dans la rue depuis longtemps et qu'on cherche à stabiliser, un mode d'intervention louable, mais qui ne correspond pas aux besoins de la région de la Haute-Yamaska.

Les groupes d'interventions constatent l'ouverture du gouvernement Trudeau à l'égard de la problématique. Le nouveau gouvernement libéral investit 29 millions de dollars pour combattre l'itinérance, c'est 10 millions de dollars de plus que le gouvernement précédent.

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