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L'itinérance prend de l'ampleur dans la région de Granby

Bien que l'itinérance semble être associée plus facilement aux grandes villes, une récente étude démontre qu'à Granby, le phénomène prend de plus en plus d'ampleur.

Un reportage de Mélissa François

Pour pallier le problème, des organismes communautaires, à bout de ressources, se sont réunis pour réclamer un meilleur financement afin de venir en aide à ces personnes.

Les intervenants sont catégoriques: il en faut plus pour aider la population itinérante dans la MRC de la Haute-Yamaska. Des citoyens aussi constatent une augmentation de la pauvreté.

Il y a quelques années, les services en itinérance ont été évalués par l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie (ASSSM). Cinq besoins sont ressortis comme hautement prioritaires, le premier étant de consolider les services grâce à un financement récurrent

« Parce que ça ne vaut pas la peine. On peut monter pleins d'autres services, mais si on ne consolide pas ce qui est déjà existant, on va avoir un trou de service », explique Nicolas Luppen, coordonnateur du Groupe Actions Solutions Pauvreté.

L'ASSSM recommande également de bonifier l'accueil de nuit et les services d'urgence, les services alimentaires, le logement social et d'assurer un meilleur suivi communautaire. Au total, la facture s'élèverait à environ 1,4 million $, ce qui représente 4 cents par habitant, par jour.

Ce montant aurait d'ailleurs pu aider la maison Le Passant, à Granby, à maintenir certains services d'hébergement. Le nombre de lits pour des itinérants passera de 29 à 19 à cette maison d'hébergement le 5 octobre, en raison de la perte d'une subvention provenant de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance

Le nouveau visage de l'itinérance

Les services doivent également s'adapter aux nouvelles réalités. Le visage de la population itinérante est en train de changer, et de plus en plus de femmes se retrouvent sans toit au-dessus de la tête.

« Des femmes à la rue sur le seuil de la pauvreté qui dorment dans des parcs, dans leur voiture », explique Sylvie Martin, de l'organisme Transition pour elles. « Des femmes démunies et vulnérables, si on n'était pas là, leur vie serait en danger. »

Les organismes communautaires espèrent que leur message sera entendu des différents paliers de gouvernements, même si Québec exerce un contrôle serré de ses dépenses.

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