Samedi, Clémence DesRochers a découvert, en même temps que les premiers visiteurs, l'exposition qui lui est consacrée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. « Mes humbles dessins qui sont rendus dans un musée », lance joyeusement l'artiste originaire de Sherbrooke.

Avec Clémence. De la factrie au musée, l'institution a voulu retracer les moments forts de sa vie et de sa carrière.

« C'est ma vie, ce sont les amours que j'ai aimés, ce sont les peines, les joies. C'est l'amour des chats, l'amour de ma blonde, la présence de mon père et de ma mère. En fait, c'est l'histoire de ma vie », raconte Clémence au milieu des dessins et des photographies qui habillent les murs du musée.

Avec plus de 60 ans de carrière, le travail de recherche du musée a été colossale. « C'est une artiste multidisciplinaire qui a touché à beaucoup de médiums. On parle d'une carrière foisonnante, donc on a fait de la recherche dans les archives pour faire une bonne rétrospective. C'est beaucoup de travail, mais c'est très stimulant », explique la chargée de projet au Musée des beaux-arts de Sherbooke, Catherine Duperron.

En plus des extraits vidéos et audios qui ponctuent l'exposition, les visiteurs peuvent lire plusieurs poèmes que l'artiste a écrit. « Je suis contente parce que je veux que l'on sache que j'écris, il n'y a pas juste mon père qui a écrit », s'est exprimée Clémence, visiblement en forme, devant la foule rassemblée lors du vernissage.

Parmi les gens qui l'écoutent attentivement, il y a Chantal Lagacé, une admiratrice de longue date. « Mes parents fredonnaient ses chansons. C'est dans notre vie. Clémence, c'est notre patrimoine. C'est en quelque sorte un membre de notre famille. On est tous lié à elle d'une certaine façon. »

D'autres visiteurs, aux visages plus connus, s'étaient également donné rendez-vous pour saluer leur grande amie.

L'exposition Clémence. De la factrie au musée est présentée jusqu'au 18 novembre au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Elle voyagera ensuite aux quatres coins du Québec.

Plus d'articles