Retour

La centralisation des laboratoires médicaux inquiète en Estrie

Le projet OPTILAB, qui consiste à centraliser la majeure partie des analyses médicales vers un mégalaboratoire, suscite des craintes chez les professionnels de la santé de l'Estrie. Ces derniers craignent que cette autre réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barette, ait des impacts sur les services aux patients et les emplois en région.

Dans la région, c'est au CHUS - Fleurimont, à Sherbrooke que sera implanté le mégalaboratoire, appelé laboratoire serveur. La réforme touchera 500 employés, qui travaillent dans neuf laboratoires différents en Estrie et en Montérégie.

Ils ont été rencontrés mercredi matin par la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie - CHUS, qui leur a expliqué comment le projet sera implanté. 

Plus d'attente

Selon les technologistes médicaux, techniciens en laboratoire et médecins, lorsqu'il y a plus de transport, de manutention des spécimens, les risques de bris et de pertes sont plus importants. Les temps d'attente risquent également d'augmenter.

Les employés de Sherbrooke, eux, craignent d'être surchargés par le transfert de tests, tandis qu'ailleurs, ce sont les pertes d'emplois qui préoccupent.

Une réforme « graduelle »

La direction du CIUSSS de L'Estrie - CHUS rappelle pour sa part que l'implantation d'OPTILAB se fera graduellement d'ici 2019. Le directeur des services multidisciplinaires, Rémi Brassard, assure que les services à la population ne seront pas affectés. 

Le projet OPTILAB prévoit que la majorité des analyses soient effectuées dans 11 laboratoires serveur au Québec.

Plus d'articles

Commentaires