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La députée Vallières croit en la relance de Viandes Laroche

La députée de Richmond, Karine Vallières, reste optimiste quant à une relance de l'entreprise Viandes Laroche d'Asbestos. Selon elle, le fait qu'une demande de soumission ait été lancée par le syndic afin de vendre l'entreprise n'est pas une mauvaise nouvelle. Viandes Laroche s'est placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers plus tôt cette semaine.

Un texte de Geneviève Proulx

« Il faut demeurer optimiste. Quand on parle d'un avis d'intention, on protège l'entreprise. Ça permet la vente et évite que les créanciers reprennent en totalité l'entreprise.  Cette vente permettra une entente avec les créanciers, ce qui peut permettre à l'entreprise actuelle de reprendre les activités ou encore à des investisseurs potentiels de faire une offre globale sur l'ensemble des équipements », dit-elle.

Selon Mme Vallières, des gens ont démontré de l'intérêt envers Viandes Laroche. « De ce que j'ai pu entendre, il y a des investisseurs qui sont intéressés. Des gens feront des offres. Il faut attendre les visites officielles. » La députée n'a pas voulu s'avancer sur l'identité de ces possibles acquéreurs, prétextant que les discussions étaient confidentielles. « Tout est envisagé présentement, que ce soit une reprise par les propriétaires actuels ou une reprise par des investisseurs. »

Mais il faut faire vite, soutient-elle. L'appel de propositions prendra fin le mardi 3 novembre prochain. « Le temps joue beaucoup contre nous. D'où l'intérêt que cet appel d'offres là soit de courte durée. Il faut que ce soit rapide parce que le marché est très difficile, il y a des négociations de contrats, des réservations d'espace tablette; il y a beaucoup de considérants dans ce dossier. C'est important que les choses se déroulent rapidement. »

Lourd passif

Viandes Laroche a des dettes totalisant 17,5 millions de dollars.

« Le lourd passif que traîne l'entreprise explique que, quand il y a des soubresauts qui durent comme on le vit dans le milieu du boeuf, c'est difficile de passer au travers. Il traîne un boulet. C'est une situation fort délicate dans un marché fort délicat. S'il était possible de faire des ententes avec des créanciers, tout est beaucoup plus léger par la suite. »

La valeur des biens est estimée à environ 6,5 millions de dollars, ce qui comprend le bâtiment, le système de réfrigération, l'équipement industriel, les camions, ainsi qu'un entrepôt à Danville. L'abattoir d'Asbestos, d'une superficie de près de 5000 mètres carrés, a été construit au coût de 10 millions de dollars en 2010, selon un document du syndic, Raymond Chabot inc. Sa capacité d'abattage est d'environ 35 000 têtes par année.

Viandes Laroche a fermé ses portes le 15 octobre dernier. Cent personnes ont perdu leur emploi. Quelques jours plus tard, des employés avaient « enchaîné » les bâtiments de l'entreprise. Une façon de symboliser leur demande d'aide financière pour la relance de leur employeur.

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