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La détresse psychologique gagne du terrain en Estrie

Selon un rapport, 14,5 % de la population sherbrookoise présentait un trouble de santé mentale en 2011-2012. Ces données font en sorte que l'Estrie est la région administrative du Québec où la proportion de personnes atteintes de troubles mentaux est la plus élevée au Québec.

Un texte de Geneviève Proulx

Plusieurs causes expliquent ces statistiques. « On sent de plus en plus un certain exode comme Montréal et Québec qui vient vers Sherbrooke, entre autres. Ça fait une augmentation du volume de clientèle à accueillir. Il y a le fait que nous sommes aussi la deuxième région la plus sous-financée autant pour le programme de santé mentale que pour celui de dépendance », soutient la chef d'administration de programmes au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Émilie Audet.

Les troubles anxieux et dépressifs sont les plus répandus. Le rapport démontre aussi que le taux de mortalité dû à ces troubles est supérieur à la moyenne québécoise. D'ailleurs, le groupe des 65 ans et plus est le plus susceptible de succomber en raison des problèmes de démence. Finalement, on y apprend que les troubles de schizophrénie ont doublé depuis 10 ans.

C'est au centre-ville que l'on retrouve le plus haut taux de personnes présentant un problème de santé mentale. « C'est le milieu de vie de Sherbrooke le plus défavorisé et où on constate que le nombre d'appels au Service de police de Sherbrooke augmente aussi », explique Mme Audet. 

En matière d'hospitalisations liées aux troubles mentaux, leur nombre a augmenté de 10 % chez les Sherbrookois. 

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