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La fin du Réseau d'accès médical Drummond, un recul selon des médecins  

La fin du Réseau d'accès médical Drummond, dans le Centre-du-Québec, est un grand pas en arrière, selon des médecins. Ils estiment que la fin de cette organisation, qui permettait notamment aux patients orphelins d'avoir accès à un médecin pour des problèmes de santé mineurs, nuira à la population.

Ce réseau était formé de groupes de médecine familiale (GMF). La refonte du modèle imposé par Québec va, selon eux, forcer de nombreux malades à se tourner vers l'urgence.  

« On va perdre notre clinique d'urgentologues et les autres cliniques vont recevoir seulement leur clientèle », déplore le Dr Gilles Viens.

La structure unique à la région de Drummondville regroupe cinq GMF et une clinique d'urgentologues. Le taux de prise en charge atteint 82 %.

Diminution des heures de service?

Les heures de service dans les cinq cliniques vont diminuer avec le nouveau modèle, passant de 76 heures à 68 heures. « Les patients qui venaient ici vont aller engorger l'urgence de l'hôpital », estime le docteur Viens. 

La direction du Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-centre-du-Québec ne partage pas cet avis.

« Les GMF vont devoir assumer les heures défavorables, ce qui n'était pas le cas auparavant. Et, à cette couverture-là, va s'ajouter le réseau d'accès pour les clients non inscrits », explique le chef du département régional de médecine générale du CIUSSS de la région, Dr Pierre Martin. 

Un point de vue bien différent de celui des médecins du Réseau d'accès, qui espèrent que leur cri du coeur sera entendu. 

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