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La liberté d'expression au coeur d'une discussion au Cégep de Sherbrooke

Une centaine de personnes ont assisté à une conférence portant sur la liberté d'expression au Cégep de Sherbrooke, mercredi soir. Le cas du blogueur Raïf Badawi a été soulevé de même que celui de l'artiste et opposant chinois Ai Wei Wei.

Durant la soirée, les écrits de Raïf Badawi qui lui ont valu une peine de 10 ans de prison et 1000 coups de fouet ont été exposés. Mireille Elchacar, de la section locale d'Aministie internationale, a aussi soulevé le cas de l'artiste dissident Ai Wei Wei qui a publiquement dénoncé plusieurs scandales nationaux pour la liberté d'expression bafouée.

La loi antiterroriste

Mireille Elchacar a également rappelé que des efforts restaient à faire au Canada pour protéger la liberté d'expression. Elle a d'ailleurs lancé une mise en garde concernant l'adoption de la loi antiterroriste, mieux connue sous le nom de projet de loi C-51, une loi qui accorde plus de pouvoirs au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) pour contrecarrer les présumés complots terroristes.

« C'est comme s'il fallait faire un choix entre la liberté et la sécurité [...]. Ce projet de loi ne respecte pas le droit international [...]. On augmente les cas de détention préventive, provisoire et on augmente leur durée », a-t-elle lancé devant l'auditoire attentif.

Un retour sur le printemps érable

La célèbre mascotte du printemps érable, Anarchopanda était également au nombre des conférenciers. Julien Villeneuve, professeur au Cégep de Maisonneuve a remis en question le règlement P-6 adopté dans la foulée des manifestations étudiantes de 2012. D'ailleurs, il conteste toujours devant les tribunaux deux dispositions du règlement, dont celui de faire part de l'itinéraire d'une manifestation à l'avance aux autorités.

Julien Villeneuve estime que ceux qui veulent se faire entendre risquent d'être beaucoup moins nombreux à l'avenir lors de manifestation où l'itinéraire n'a pas été fourni aux policiers. Selon lui, ultimement c'est la portée du message des manifestants qui risque d'être affectée. « Ça devient une manifestation qui manifeste sa propre impuissance », lance-t-il.

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