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La Maison Aube-Lumière n'élargira pas ses services

La Maison Aube-Lumière garde le cap. Elle n'accueillera que des personnes en fin de vie atteintes de cancer. La possibilité d'élargir ses services palliatifs à d'autres clientèles est définitivement écartée.

La principale raison étant la mission même de la Maison Aube-Lumière qui s'est toujours donné le mandat d'accueillir gratuitement des personnes atteintes de cancer en fin de vie.

Après consultation auprès des bénévoles et du personnel, le conseil d'administration a décidé de s'en tenir à cette mission.

La directrice générale, Marie Bécotte, explique ce choix par la difficulté de prévoir la période de fin de vie pour certaines pathologies. Les séjours sont de trois mois et moins à la maison Aube-Lumière.

Aussi, les 12 lits sont occupés presque à 100%. La liste d'attente oscille selon les périodes autour de 30 à 40 personnes. Déjà, il est difficile de répondre à tous les besoins.

« Malheureusement, avec notre coeur on voudrait accueillir tout le monde, mais avec notre raison, on va se concentrer sur cette clientèle avec laquelle on a acquis une expertise exceptionnelle, dit-elle. On va essayer de répondre le plus possible à cette demande. »

Bientôt de nouveaux lits au CIUSS ?

La décision du CIUSSS de l'Estrie-CHUS d'ouvrir des lits dans l'unité des soins palliatifs pour les gens qui n'ont pas le cancer a influencé leur décision.

Actuellement, l'unité est consacrée aux patients atteints de cancer en fin de vie, mais ce fait pourrait changer. Toutefois, vérification faite auprès du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, il est impossible de savoir à quel moment ces lits pourront être ajoutés. Il serait question de huit lits supplémentaires..

Réactions mitigées

Jean Morissette dont la conjointe est atteinte de la SLA, une maladie dégénérative, espère que la qualité des services soit aussi humaine en milieu hospitalier qu'à la Maison Aube-Lumière.

« On aurait eu peut-être un ou deux lits pour les personnes avec une autre pathologie que le cancer, avance-t-il. Je pense que le fait que l'Hôtel-Dieu ouvre des lits pour les gens non-cancéreux en fin de vie, je pense qu'on est gagnant de cette façon-là, si c'est vrai. »

Le doute demeure malgré tout dans l'esprit d'une autre citoyenne, Sylvie Croteau, dont le mari est décédé de démence vasculaire à l'Hôtel-Dieu.

Elle considère qu'il aurait dû avoir droit à de meilleurs soins en fin de vie et qu'il aurait dû être dans l'unité des soins palliatifs de l'hôpital.

Elle est choquée que la Maison Aube-Lumière n'élargisse pas ses services.

« C'est de la rage, car la maison Aube-Lumière, c'est la société qui l'a tient debout avec des dons, se désole-t-elle. J'y participais comme bénévole, mais je ne le ferai plus. C'est malheureux pour les gens qui ont le cancer, mais ce l'est aussi pour ceux qui meurent d'autres choses. »

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