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La miellerie Les 3 âcres de Dunham perd 80 % de ses ruches

Pour la première fois en 28 ans, l'apiculteur Stéphane Crawford devra acheter des abeilles cette année. La grande coupable est la varroa, une mite qui s'est attaqué sans merci à sa colonie.

« J’ai tout le temps reproduit mes propres abeilles, mais là je n’en ai pas assez cette année », s’attriste le copropriétaire de la miellerie Les 3 acres, à Dunham. Les mites ont détruit plus de 80 % de leurs ruches, l’équivalent de plus de deux millions et demi d’abeilles.

« À la fin de l’automne l’an passé, je voyais que les ruches étaient moyennement fortes et qu’il y avait quelque chose qu’il se passait. Mais à ce moment-là, il est un peu trop tard pour faire n’importe quelle intervention », explique-t-il.

L’apiculteur et sa conjointe, Liliane Morel, ont lancé une campagne de sociofinancement pour leur venir en aide. Leur objectif est d’amasser 20 000 $. « Ça va être directement pour l’achat de ruches et un peu de remplacement d’équipements dans le processus aussi », explique-t-il.

Chaque ruche ou un ensemble d’abeilles coûte environ 240 $. Comme le couple en a perdu une centaine durant l’hiver, impossible de rattraper les pertes pour la belle saison, même en atteignant leur objectif. « La colonie est assez affaiblie. J’ai peut-être 10 ruches qui vont me produire assez de miel, mais 10 ruches ce n’est pas ça qui va mettre de quoi dans notre assiette si on peut dire », laisse-t-il tomber.

Les deux apiculteurs ont récolté jusqu’à maintenant près de 4000 $. Reste ensuite à leur souhaiter du beau temps pour les prochains mois. « On est toujours dépendants d’une belle température et une belle floraison, rappelle Stéphane Crawford. Mais même si on a tout [qui va] de notre côté, on va en faire un peu de miel, pas assez pour fournir à la demande. »

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