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La persévérance scolaire, « une responsabilité collective »

Au lancement des Journées de la persévérance scolaire, un nouveau sondage révèle que beaucoup de jeunes songent à décrocher dès le début du secondaire. Un élément qui démontre la pertinence de cette initiative, qui existe depuis maintenant huit ans.

Le sondage, réalisé par la maison Léger auprès de plus de 1000 Québécois de 18 à 34 ans pour le compte du Réseau des instances régionales de concertation, souligne que 65 % des répondants qui ont songé à décrocher ou qui ont décroché avaient de 13 à 16 ans. De plus, la majorité d'entre eux (67 %) disaient aimer l'école au primaire.

Des jeunes de l'organisme La Piaule de Drummondville ont témoigné de leur expérience dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire afin d'encourager les élèves susceptibles de décrocher à se tourner vers une institution ou une personne en qui ils ont confiance.

« Si l'endroit ne te fait pas, cherche à changer d'endroit ou raccroche-toi à un prof que tu aimes et demande-lui de t'aider », souligne Nathaniel Skrell, qui s'est « raccroché » grâce à La Rue'L, un programme de formation adaptée offert par La Piaule.

« La Rue'L s'adresse à des jeunes qui ont besoin de soutien et qui ne cadrent pas dans le système scolaire actuel. On leur offre un accompagnement plus personnalisé », résume la coordonnatrice Céline Théorêt.

Plus de 82 % des jeunes vulnérables au décrochage sondés par Léger estiment que la persévérance scolaire relève d'une responsabilité collective.

Un élément que l'École Plein Soleil, à Sherbrooke, a bien compris, puisqu'elle organisera plusieurs activités cette semaine pour encourager ses élèves à poursuivre leurs efforts. Une haie d'honneur a notamment été formée pour les jeunes lundi matin par les parents et le personnel de l'établissement.

« En fait, on se réunit pour donner de l'amour, du courage, de l'audace et de l'enthousiasme à nos élèves, affirme l'enseignante Mélanie Cournoyer. Tout ça, ça fait partie des facteurs qui encouragent les enfants à persévérer à l'école, donc c'est pour ça qu'on est là ce matin. »

« On est fiers de nos enfants, on les supporte beaucoup, et c'est en les aidant comme ça, en les encourageant, qu'ils vont avoir plus le goût de poursuivre, peut-être faire une carrière universitaire et avoir un bon travail », mentionne quant à lui le père d'un élève.

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