Bien qu'aucune route de l'Estrie ne figure dans le palmarès des pires routes du Québec en 2018, CAA-Québec a tout de même dressé la liste des cinq chemins les plus difficiles pour les automobilistes de la région.

Plus de 12 000 personnes ont signalé des routes lors de cette quatrième édition des pires routes du Québec. CAA-Québec explique que son palmarès se veut une contribution populaire à l'amélioration de l'état des routes du Québec.

Mobilisation provinciale

Par ailleurs, le fait qu’au moins neuf régions de la province soient représentées dans ce palmarès démontre, selon le CAA-Québec, que le problème de détérioration et le manque d’entretien des routes touche l’ensemble du Québec autant dans les régions urbaines que rurales.

« Cette mobilisation prouve que les gens tiennent à un réseau routier sécuritaire. Cela nous permet de demeurer optimistes, parce qu’on sait que le palmarès Les pires routes interpelle les décideurs », croit la vice-présidente communications et affaires publiques chez CAA-Québec, Sophie Gagnon.

L'organisme dit avoir avisé par écrit le ministère des Transports et les municipalités qui figurent dans le palmarès de 2018 et assure qu'un suivi sera fait auprès d'eux et que leurs réponses seront publiées.

Selon le CAA-Québec, l’annonce par Québec à la fin mai d’une bonification de 50 millions de dollars par an de l’aide à la voirie locale est une bonne nouvelle, mais les pouvoirs publics auront encore fort à faire pour rattraper le déficit d’entretien du réseau routier de la province estimé à 15 milliards de dollars.

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