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La piste de descente extrême à Sherbrooke officiellement sur la table

Une piste de descente de patinage permanente sur le mont Bellevue est sur la table depuis plusieurs mois, mais le projet divise toujours les conseillers municipaux. 

Un texte de Louis-Philippe Bourdeau

Présenté officiellement lors d'un atelier public, le projet soutenu par Destination Sherbrooke comprend aussi le développement de pistes de vélo de montagne.

Longue de 400 m, la piste de « ice cross downhill » serait accessible au public du mois de janvier à mars pour une période de 60 jours. Elle servirait, entre autres, à organiser les cinq prochaines éditions de la Coupe Riders, selon une entente prévue avec les promoteurs de l'événement.

Sherbrooke deviendrait la seule ville en Amérique à avoir de telles installations. Selon la chef de la Division des sports à la Ville de Sherbrooke, Ingrid Dubuc, le projet permettra d'attirer une plus grande variété de visiteurs.

« C'est sûr qu'un enfant de sept ans ne va pas se lancer sur la pente. C'est la complémentarité de l'offre familiale qui est importante là-dedans. C'est que tout le monde de la famille pourra y trouver son attrait. Le jeune adulte, l'universitaire, va peut-être avoir le goût de découvrir la montagne, chose qu'il n'aurait pas fait par le passé », croit-elle.

Il faudrait débourser 25 $ pour avoir accès à la piste l'espace d'une journée, puis 16 $ supplémentaires pour avoir accès au remonte-pente. 

Un projet d'envergure

Pour la constructions des deux volets, le projet présenté par Destination Sherbrooke coûterait 302 000 $ en frais d'immobilisation, dont 175 000 $ qui seraient déboursés par la Ville. L'autre partie serait assumée par l'organisme paramunicipal. Elle coûterait 40 000 $ à entretenir chaque année. 

En été, des pistes de flowride, freeride et pumptrack serait créées pour les adeptes de vélo de montagne. Pour le moment, les deux projets sont indissociables. 

À ce stade-ci, aucune subvention gouvernementale ou privée n'est prévue pour aider au financement du projet.

Dans sa forme actuelle, le projet verrait le jour sur la piste 3, la plus large de la montagne, sans toutefois affecter la zone skiable. Aucun arbre ne serait coupé pour sa construction. Il faudrait toutefois optimiser les espaces de stationnement pour répondre à l'achalandage supplémentaire généré par la pistet. 

Destination Sherbrooke espère ainsi attirer 3000 personnes par année sur la piste de patinage de descente. La Ville prévoit en retirer des revenus annuels de 20 000 $ dès sa seconde saison.

Division chez les conseillers

Le projet de piste de patinage de descente divise toujours le conseil municipal, mais les élus s'entendent pour dire qu'il est temps de bonifier l'offre d'activités de la montagne.

« C'est une opportunité à saisir. On a la chance d'avoir une montagne en plein centre-ville. Il faut qu'on en profite. Moi, je dis "Go" », a lancé le conseiller Rémi Demers, qui est également président de Destination Sherbrooke. 

D'autres, comme Nicole Bergeron, ne croient pas que la piste de descente rejoint un assez grand public. « C'est faux de prétendre que c'est pour tout le monde, que c'est pour les familles. Il faut aimer le risque », a-t-elle souligné.

Même son de cloche pour Annie Godbout. « Malheureusement, je n'embarque pas. Je suis déçue pour le Mont-Bellevue, pour le manque de vision », dit-elle. 

Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, croit que le projet est « raisonnable » et a « bien évolué » au cours des derniers mois. Selon lui, l'idée semble répondre à « un bon nombre d'objectifs » établis dans le cadre de la diversification du Mont-Bellevue. 

Les conseillers municipaux seront appelés à se prononcer sur le projet lors du conseil municipal du 3 octobre prochain.

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