Retour

La prison pour le fraudeur du Club nautique de Sherbrooke

Le Sherbrookois Jean-François Brisson a été condamné à 13 mois de prison pour avoir commis plusieurs fraudes, dont une de 54 600 $ à l'endroit du Club nautique de Sherbrooke entre 2011 et 2014. Le Sherbrookois de 36 ans a aussi fraudé son ex-employeur pour une somme de 20 000 dollars en lui faisant croire qu'il était atteint d'un cancer du cerveau.

« Les sommes d'argent qui nous ont été prises, ce sont des équipements qu'on n'a pas pu acheter, des canots, des kayaks, des avirons, des rames. Des ceintures de sécurité qui sont vieilles, qui sont désuètes et qu'il faut qu'on change, qu'on étire. Ce sont des jeunes qu'on n'a pu envoyer en compétition à l'extérieur », déplore le président du Club nautique, Nicolas Lemay.

Son club commence à peine à se remettre de cette fraude. Jean-François Brisson devra leur rembourser 5000 $, pas un sous de plus. Ce dernier a néanmois accompagné son plaidoyer de culpabilité d'une lettre d'excuses.

« Je suis conscient que ni ma profonde tristesse, ni mes nombreux regrets accompagnés de mes excuses ne pourront tout réparer, mais j'espère qu'ils contribueront à débuter la guérison et correction des torts croisés. Maintenant, il est temps pour moi d'assumer mes erreurs et aller de l'avant », disait la lettre.

Le Sherbrookois de 36 ans a aussi fraudé son ex-employeur, la société Cogir, pour une somme de 20 000 dollars en simulant un cancer du cerveau.

Une peine « juste »

Le procureur aux poursuites criminelles, Andy Drouin, se dit satisfait de la sentence.

« Avec la recherche de la jurisprudence, on peut en arriver à dire que la sentence est juste, équitable dans ce cas-là, [...] une sentence de 12 mois pour l'infraction ainsi qu'une sentence d'un mois additionnel pour les bris subséquents », soutient-il.

Dans sa décision, la juge Claire Desgens a également tenu compte d'un rapport psychiatrique démontrant que M. Brisson souffrait d'une dépression lors des événements.

« C'est un élément qui a certes été considéré dans l'évaluation de la sentence. C'est un élément qui, selon la jurisprudence,est pertinente. La peine peut sembler clémente à certains égards, mais prend en considération tous les éléments, dont la santé mentale de M. Brisson », estime l'avocate de la défense, Laurence Bélanger.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce garçon se fait prendre par le reste de sa famille!





Rabais de la semaine