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La tension monte à Bolton-Est, où citoyens et Bell s'opposent sur la construction d'une tour

Un groupe de manifestants de Bolton-Est a une fois de plus bloqué l'accès mardi aux employés de Bell, qui tente de commencer la construction d'une tour de télécommunications. Quatre protestataires ont d'ailleurs reçu une mise en demeure de l'entreprise. 

Un texte de Christine Bureau

Parmi eux se trouve April O'Donoghue, l'une des porte-paroles du groupe de citoyens qui s'opposent depuis trois ans au projet. Pas question pour autant de lâcher prise, maintient-elle. « Il faut qu'on arrête la tour », soupire-t-elle. 

Depuis lundi, un groupe de citoyens se relaient devant le 1016, chemin Bolton Pass, où elle doit être construite. Les policiers ont de nouveau été appelés mardi en milieu d'après-midi, mais aucune arrestation n'a été faite. 

Selon Mme O'Donoghue, cinq camions de Bell sont arrivés vers 15 h 30. Ils ont tenté d'entrer sur le site, mais ont été empêchés par la dizaine de manifestants qui marchaient devant l'entrée du terrain. Un représentant de Bell, présent sur place, s'est également buté à un refus. Ce dernier a refusé de commenter la situation. 

Mis en demeure

C'est en début de soirée que les quatre mises en demeure ont été livrées. 

Sur le document, il est possible de lire que les citoyens en question sont « formellement mis en demeure de mettre fin à toute action qui peut entraver l'accès [au site] . »

« À défaut de cesser immédiatement de bloquer ou entraver d'une quelconque façon l'accès au site, Bell mobilité n'aura d'autres choix que d'entreprendre les recours judiciaires appropriés et le, cas échéant, vous réclamer tout dommage qu'elle aura subi du fait de vos actions », mentionne la lettre. 

Mme Donoghue dit réfléchir à la suite des choses. 

Dans sa mise en demeure, Bell plaide qu'elle a droit d'accéder au site en vertu d'un bail signé avec le propriétaire du terrain, Bolton Pass Farms. 

Une longue saga 

D'une hauteur prévue de 60 mètres, la tour sème la controverse depuis trois ans dans le secteur. Des centaines de lettres ont été envoyées à la Municipalité et au député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis. Une consultation populaire sur un changement de zonage a été remportée par les citoyens opposés au projet 

De plus, une autre mise en demeure a été envoyée mardi, cette fois de la part des citoyens à l'endroit de l'inspecteur en bâtiments de Bolton-Est, Pierre Gagné, et de la mairesse, Joan Westland Eby. 

Les quatre signataires demandent à la Municipalité d'agir pour arrêter la construction de la tour, qui irait à l'encontre des règlements municipaux. La mairesse affirme ne pas avoir encore vu la mise en demeure. 

Demande de rencontre

Les municipalités de Bolton-Est, Austin et Saint-Étienne-de-Bolton se sont également unies pour demander une rencontre avec le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, afin qu'une politique claire sur les règles que doivent suivre les compagnies soit établie. 

Elle rappelle aussi que le député fédéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis est déjà intervenu pour qu'un moratoire soit décrété sur l'érection des tours de télécommunications, mais un jugement de la Cour suprême, tombé en juin dernier, l'a fait changer d'avis. 

« J'avais demandé un moratoire le temps que la situation se clarifie, mais la situation s'est clarifiée avec le jugement », avait-il alors déclaré. 

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