Josée Bélanger n'aurait pu espérer un meilleur sort que celui offert par le Pride d'Orlando. Elle ne regrette pas de s'être lancée dans l'aventure de la National Women's Soccer League (NWSL) ce printemps.

Après une saison passée en Suède, Bélanger s'est jointe au Pride, qui en est à sa première saison d'existence.

L'organisation offre un cadre professionnel puisqu'elle est affiliée à l'Orlando City SC, de la Major League Soccer, et elle compte aussi déjà sur une belle base de partisans.

L'équipe a accueilli une foule record de 23 403 spectateurs lors de son match d'ouverture, samedi dernier, au Citrus Bowl.

« C'était incroyable de voir l'appui des gens, a raconté Bélanger lors d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne cette semaine. Quand l'assistance a été annoncée, avec le bruit dans les estrades, les joueuses avaient des frissons d'entendre la foule. »

La NWSL est la première ligue professionnelle de soccer féminin aux États-Unis à amorcer une quatrième campagne et elle compte maintenant sur 10 équipes dans le pays.

Si elle est constituée principalement de joueuses américaines, dont les membres de l'équipe nationale, on y retrouve aussi des joueuses provenant d'un peu partout dans le monde.

À Orlando, Bélanger côtoie non seulement sa compatriote Kaylyn Kyle, mais aussi l'étoile américaine Alex Morgan et des membres des équipes nationales du Brésil et de l'Australie.

L'arrière latérale de 29 ans ne s'en cache pas, elle sait qu'elle est privilégiée de se retrouver dans un contexte idéal pour le soccer féminin.

« Le club est vraiment sérieux et très professionnel, a-t-elle mentionné. On reçoit le même soutien que les hommes. C'est bien de voir que le sport féminin à Orlando est sur un pied d'égalité. On est traité comme des joueuses professionnelles et ça, c'est un pas vers l'avant d'Orlando. Ce n'est peut-être pas tout à fait comme ça partout dans la NWSL. »

Bélanger a deux raisons pour expliquer sa décision de s'établir à Orlando ce printemps : la qualité de jeu de la ligue et la proximité lors des activités de l'équipe nationale canadienne.

« Quand on compare avec mon expérience en Suède, le positif c'est qu'on se rapproche plus du niveau d'intensité que l'on retrouve au niveau international, a noté celle qui a porté les couleurs du FC Rosengaard à l'automne. Il y a cette rapidité dans le jeu, la pression vient plus vite et il faut prendre des décisions rapidement. Les compétences physiques sont mises au défi. »

« Je voulais aussi éviter les longs déplacements et le décalage horaire, a ajouté celle qui participera aux Jeux olympiques de Rio, en août. L'entraîneur (du Canada, John Herdman) favorise la NWSL parce que c'est plus facile de faire la préparation quand il y a plus de joueuses sur le même calendrier. »

Même si Bélanger se retrouve entre les mains du personnel d'entraîneurs du Pride, elle continue aussi de son côté sa préparation olympique.

« On a des devoirs. On n'est pas juste des athlètes professionnelles, mais aussi des athlètes internationales. Nous avons des devoirs pour corriger nos faiblesses », a-t-elle souligné.

Lathlète originaire de Coaticoock montre une fiche de 7 buts en 48 matchs avec l'équipe canadienne.

« Je discuterai au téléphone avec Herdman vendredi et il fait la même chose avec toutes les joueuses. Il va me donner son analyse des choses qu'il a perçues et qu'il veut que je travaille pour atteindre la meilleure version de moi-même aux Jeux olympiques. »

D'ici là, Bélanger poursuivra sa saison avec le Pride. Elle jouera aussi deux matchs avec l'équipe du Canada à Toronto et Ottawa les 4 et 7 juin prochain face au Brésil.

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