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Lac-Mégantic : l'avocat de Tom Harding veut obtenir l'ensemble de la preuve

Les trois accusés dans le dossier de la tragédie de Lac-Mégantic sont de retour en cour lundi. L'avocat du conducteur de train Tom Harding, Me Thomas Walsh, a déposé devant le juge Gaétan Dumas une requête pour divulgation de la preuve. 

Comme il n'y a pas eu d'enquête préliminaire, les accusés ne connaissent pas la thèse précise de la poursuite. Pour Me Walsh, il est essentiel d'avoir ces éléments en main pour demander, éventuellement, l'arrêt des procédures. 

Dans sa requête, il insiste sur le fait que la Couronne, selon lui, a fait preuve de mauvaise foi depuis le début des procédures.

Me Walsh se demande si la thèse de la Couronne repose sur l'activation par M. Harding des sept freins à main - ce qui a été jugé insuffisant par le Bureau de la sécurité des transports du Canada en 2014 - ou si elle inclut aussi, par exemple, le fait qu'il conduisait un train avec un piston défectueux. 

Une arrestation digne d'un « mafioso »

L'avocat de Tom Harding a également rappelé au juge le contexte dans lequel a été arrêté son client. 

« Une équipe tactique s'est présentée chez lui sans préavis, des agents cagoulés ont pointé une arme vers lui. On l'a questionné toute la nuit, interrogé d'une façon théâtrale, en lui montrant des photos de chacune des victimes de la tragédie, avant de l'amener à Lac-Mégantic devant une multitude de journalistes. Il a subi un traitement qu'on réserve à un mafioso, un tueur en série ou un abuseur », soutient-il.

Deux autres requêtes doivent être entendues lundi et mercredi. La première porte sur le lieu où se déroulera le procès, qui n'est toujours pas décidé, et l'autre pour tenter de déterminer si le procès sera bilingue ou non. 

Un procès séparé?

Par ailleurs, s'il obtient une divulgation complète de la preuve, Me Walsh évaluera l'idée de demander un procès séparé pour les accusés. Si le procès est commun, il craint que chacun tente de mettre le blâme sur l'autre.

« Ça va comme être une orgie de pointage de doigts plutôt qu'un véritable procès criminel », a-t-il dit. 

Tom Harding, Richard Labrie et Jean Demaître, tous des ex-employés de la Montreal Maine and Atlantic, font face à 47 chefs d'accusation de négligence criminelle ayant causé la mort.

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