Retour

Le barbier de Farnham célèbre ses 50 ans de métier

Même s'il a 70 ans et même s'il coupe les cheveux depuis un demi-siècle, pas question pour Claude Bricault de Farhnam de ranger ses ciseaux pour de bon.

D'aussi loin qu'il se souvienne, Claude Bricault a toujours adoré jouer dans les cheveux des autres. « J'avais 10 ans et je disais à mes amis d'école comment il devrait couper leurs cheveux. J'allais même chez le barbier avec eux pour lui expliquer comment il devait faire », raconte-t-il en riant.

L'enfant qu'il était pouvait passer des heures à admirer le travail d'un autre barbier, Roger Martel. « Je laissais passer les clients devant moi pour rester plus longtemps », se souvient-il.

La passion capillaire de Claude Bricault ne s'est pas estompée au fil des cinq décennies où il a tenu une paire de ciseaux quasi en permanence dans les mains. Il y a peut-être eu la période où la mode était aux permanentes dont il se serait passé par contre. « Ça a duré 10 ans. Il a fallu aller suivre des cours. J'ai déjà mis 200 rouleaux sur la tête d'un gars qui voulait un afro. Je n'ai pas vraiment aimé ça. Il y a eu aussi la mode des cheveux longs au début des années 1980. Beaucoup de salons ont fermé parce que les hommes n'allaient plus se faire couper les cheveux. »

Si dans les années 1960, il pouvait autant raser des barbes que faire des coupes de cheveux, la mode actuelle des barbes l'a obligé à ressortir son rasoir. « Il y en a beaucoup qui veulent les cheveux rasés sur les bords. Ça ne fait pas bien à tout le monde, je vous le dis! »

Après avoir obtenu son diplôme en 1967, M. Bricault est allé parfaire sa technique dans l'armée américaine pendant quelques mois. De retour au pays, il a remplacé un barbier qui cumulait pas moins que 66 ans de métier. C'est en 1979 qu'il a finalement ouvert son propre salon.

Depuis tant d'années, ils ont été nombreux à défiler sur sa chaise de barbier. « J'ai coiffé cinq générations d'une même famille! J'ai fait l'arrière-arrière-grand-père dans les années 1960 et j'ai fait l'arrière-arrière-petit-fils. C'est rare que tu voies ça », analyse celui que tous appellent « Le Barbier » tout simplement.

Et nul besoin de dire que des milliers de confidences ont été échangées entre Claude Bricault et ses centaines de clients. « J'ai toujours aimé entendre les histoires des gens. J'aurais fait un bon psychologue. Je n'ai jamais rien dit à personne, même pas à mon épouse. C'est secret ce qu'il se dit là! Mais je peux dire que ce qui m'a le plus impressionné, c'est comment les hommes ont des maîtresses! Ça m'avait mis à terre pas mal, moi, l'homme d'une seule femme. »

Aujourd'hui, M. Bricault coupe les cheveux deux jours par semaine. « Ce n'est plus une job. C'est relax. Je fais de la moto, je profite de mon épouse et de ma famille. On verra pour la suite. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine