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Le Canton de Hatley connaissait les « problèmes de structures » de l'ancien chalet de Montjoye

La Municipalité du Canton de Hatley savait qu'une partie de l'ancien chalet de ski Montjoye avait un problème de structures lorsqu'elle en a fait l'acquisition. C'est ce que révèle un rapport d'inspection dont Radio-Canada a obtenu copie.

Le rapport d'inspection, réalisé en 2010, recommandait qu'« un examen plus poussé des structures en place soit effectué par une firme d'ingénieur ».

Or, la Municipalité n'a pas effectué cet examen approfondi avant d'en faire l'acquisition au coût de 250 000 $ afin d'y installer son bureau municipal. Aujourd'hui, la démolition du bâtiment est inévitable en raison de la présence d'« un vice caché », selon les mots du maire, Martin Primeau.

« On savait qu'il y avait des problèmes de structures, comme je l'ai dit depuis le début, mais à ce moment-là, on a décidé d'aménager le bâtiment en fonction de ça, donc les problèmes de structure devaient être défaits », soutient-il.

Ce dernier ajoute avoir acheté la partie du bâtiment avec une garantie légale, « ce qui permettait à ce moment-là dans le cas de vice caché, comme aujourd'hui, de revenir contre le propriétaire ».

La Municipalité a d'ailleurs envoyé une mise en demeure l'ancien propriétaire, le Groupe Hatley. Une entente est finalement intervenue entre les deux parties après cinq mois de négociations.

L'accord prévoit notamment l'achat par la Municipalité de l'autre moitié du bâtiment, le garage, plusieurs acres de terrain, des levées de servitude et un autre bâtiment près de la rivière Massawippi pour la somme de 250 000 $.

Pour le maire, le dénouement est satisfaisant. « L'entente qui est là sur la table aujourd'hui, je la défends facilement. Nous, on représente les citoyens », assure-t-il.

Le mur coupe-feu, une erreur

Le maire croit toujours que la Municipalité a pris une bonne décision en achetant la moitié du chalet de l'ancien centre de ski. Il regrette cependant la construction d'un mur coupe-feu servant à séparer le bâtiment. La facture de 180 000 $ avait alors été partagée entre les deux parties.

Cette mésaventure aura coûté au total près de 600 000 $ à la Municipalité.

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