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Le Centre d'art de Richmond en péril après une vague de démissions

Rien ne va plus au Centre d'art de Richmond (CAR). Le congédiement de la directrice générale et du coordonnateur de l'école de musique a provoqué une vague de démissions au sein de l'équipe, rendant la survie du CAR encore plus précaire. 

Par solidarité avec la décision du c.a., trois employés ou contractuels ont choisi de quitter leur emploi.  D'autres employés seraient également en réflexion, dont plusieurs sont rattachés à l'école de musique. Une cinquantaine d'élèves fréquentent l'école. 

« En fait, on ne peut pas être 100 % heureux quand un organisme à but non lucratif, qu'il soit culturel ou non, vit des problèmes. Le Centre d'art vit des problèmes depuis plusieurs années », explique directeur artistique démissionnaire Louis-Philippe Hébert, qui s'implique au Centre d'art depuis 10 ans. 

Selon lui, l'entrée en poste de la directrice générale, Nancy Pelletier, les avait mis sur la bonne voie. 

« Des problèmes internes »

En cinq ans, le CAR a vu passer sept directeurs différents. 

« On ne peut pas faire semblant qu'il n'y a pas de problème interne [...]. La base part de là. Il y a des décisions qui sont prises peut-être trop rapidement, il y a peut-être une difficulté à passer à travers des conflits, peut-être trop de rigidité, d'intransigeance », soutient Nancy Pelletier.

L'ex-directrice du CAR s'est fait montrer la porte mercredi, en même temps que Bernard Riche, coordonnateur de l'école de musique. 

« Ce c.a. en place, je pense qu'il n'a pas lieu d'être. C'est la chaise musicale au niveau de la direction », déplore-t-il.

Explications du c.a. 

Le président du c.a., Nick Fonda, confirme que la décision a été difficile à prendre. 

Le problème en est également un de vision, ajoute-t-il, sans trop vouloir donner de détails. 

« Les attentes qu'avaient le conseil d'administration et les attentes de la directrice générale ne concordaient pas et donc, on a décidé de séparer nos voix », résume-t-il. 

Le CAR en péril 

De l'aveu de Nick Fonda, la situation rend la survie du Centre d'art de Richmond encore plus précaire qu'auparavant. 

Toutefois, la programmation automnale, qui doit débuter dans un mois, n'est pas compromise pour l'instant.

Les cours à l'école de musique devraient eux aussi débuter comme prévu la semaine prochaine. « Nous mettrons tous les efforts pour y arriver », dit-il. sans toutefois pouvoir garantir la survie de l'école.  

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