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Le chant choral pour aider les malades à retrouver le souffle

Chanter dans une chorale pourrait améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d'emphysème ou de bronchite chronique.

Un texte de Carl Marchand

C'est l'hypothèse que tentera de valider une équipe de chercheurs dirigée par la physiothérapeute et professeure à l'Université de Sherbrooke Nicole Marquis.

« Il y a des programmes de réadaptation pulmonaire qui existent partout au Canada, mais ils sont très peu accessibles », indique Mme Marquis. À titre d'exemple, ces programmes permettent de traiter de 20 à 30 patients chaque année à Sherbrooke. Or, ils sont 60 sur une liste d'attente. Le délai avant d'avoir accès aux services peut atteindre un an et demi.

« En chant, on travaille beaucoup le contrôle de la respiration et le souffle. C'est surtout ça, le problème avec ces gens-là, ils deviennent rapidement essoufflés. Ce qui fait en sorte que leur qualité de vie est très diminuée. Ils ne bougent presque plus pour ne pas ressentir l'essoufflement », illustre celle qui est elle-même membre d'une chorale depuis 1994.

Les recherches compareront les effets du chant choral à ceux des exercices normaux de réadaptation comme l'aérobie et le vélo.

On compare souvent la crise d'essoufflement à la crise cardiaque. C'est vraiment une panique pour ces gens-là, et c'est très anxiogène.

Nicole Marquis, physiothérapeute et professeure à l'Université de Sherbrooke

L'équipe de Nicole Marquis prépare un protocole de recherche pour une étude formelle qui doit être lancée à l'automne 2018.

« On pense que, si les personnes sont plus aptes à avoir plus de bon oxygène dans le système, il y en aura plus dans le cerveau, ce qui aide à garder une bonne cognition, une meilleure mémoire. En plus d'améliorer leur qualité de vie. »

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