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Le coma éthylique, un état à éviter rappelle le CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS a tenu à rappeler l'importance de ne pas traverser de l'autre côté de « la bonne cuite », lundi, lors de la première d'une série de chroniques de l'institution de santé publique sur les ondes d'Écoutez l'Estrie.

« Le coma éthylique, c'est une dépression du système nerveux central », a expliqué la chef du département d'urgence au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Dre Marie-Laure Collinge.

« À ce moment là, on est plus qu'endormi : on ne répond pas aux stimulations externes. Notre rythme respiratoire, notre température, notre tension artérielle peuvent diminuer », précise-t-elle.

Si de nombreux cas d'intoxication sévère sont répertoriés la semaine, il est rare que les urgentologues doivent prendre en charge un patient inconscient en raison de sa consommation d'alcool. Une réalité cependant plus fréquente les fins de semaine, qui implique un traitement plus important en raison des dangers qu'elle représente.

Dans cette situation, Marie-Laure Collingue explie qu' « il faut intuber le patient, lui mettre un soluté pour l'hydrater, lui mettre des couvertures chaudes pour le réchauffer et s'assurer que ses signes vitaux restent dans les normaux ».

Pas juste les étudiants

Même si Sherbrooke est réputée pour être une ville étudiante avec ses deux universités et ses deux collèges, les étudiants collégiaux et universitaires ne représenteraient toutefois pas la majorité des cas traités annuellement dans les différents établissements du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, nuance la Dre Collinge.

« Il y a beaucoup de jeunes, mais ce n'est pas juste des jeunes qui vont à l'école. Les personnes qu'on va souvent intuber, ce sont des gens qui sont de grands consommateurs, des polytoxicomanes qui vont passer la barrière de l'intoxication grave, plus que nos étudiants qui vont prendre une grosse cuite un moment donné. »

Rappellant que la tolérance à l'alcool peut varier d'un individu à l'autre en raison de plusieurs facteurs, Marie-Laure Collinge croit néanmoins qu'il importe qu'une personne soit désignée dans un groupe pour veiller au bien-être de ses camarades.

« Il faut mettre quelqu'un en charge de vérifier notre état de conscience. Si on boit trop et qu'on se met à vomir, il faut que quelqu'un nous arrête de boire et si on n'est plus conscient, il faut que quelqu'un nous tourne sur le côté et appelle le 9-1-1. Le conducteur responsable, faites-en aussi un buveur responsable qui surveille les autres. »

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