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Le conseil municipal de Sherbrooke essuie des propos durs concernant l'euthanasie récente d'un chien

« Le chien a été tué par vous » a soutenu Jennifer Young en s'adressant aux membres du conseil municipal lundi soir. Des propos qui ont été vivement rejetés par le président du comité exécutif, Serge Paquin.

Madame Young, accompagné d'un groupe de citoyens, s'est présenté à l'Hôtel de ville de Sherbrooke lundi soir afin de déposé une pétition de plus de 600 noms demandant la création d'un comité indépendant dans le cas de signalements de chiens dangereux.

La pétition survient après la mort de Toxon, un pitbull responsable d'avoir tué un caniche yorkshire croisé à Sherbrooke il y a deux semaines.

« À la lumière de la décision de la Ville de Sherbrooke d'euthanasier rapidement un grand chien nommé Toxon le lundi 1er août 2016, après avoir été accosté par un petit chien agressif et sans laisse alors que Toxon marchait en laisse avec son maître, nous dénonçons l'injuste directive qui a été donnée à la SPA de l'Estrie, soit de mettre fin à la vie de l'animal après seulement deux jours suivant l'incident », peut-on lire.

C'est Jennifer Young, représentante d'un groupement favorisant le sauvetage de petits animaux, Pet Connection, qui a lancé l'initiative. 

Elle estime qu'une procédure officielle permettrait d'éviter une décision basée « sur les émotions » et ajoute que les membres du conseil municipal ne sont pas des experts capables de juger ce genre de cas. 

« [Toxon] a été condamné à être euthanasié et il a été déclaré qu'il était considéré "comme une menace pour les humains et les autres chiens" », soutient la pétition. 

Elle rappelle aussi qu'il y a des gens qui voient leurs animaux « comme un membre de la famille ». « Ils doivent avoir assez de temps pour les protéger », a-t-elle confié en entrevue. 

Dans son communiqué envoyé le 1er août, la Société protectrice de l'Estrie a expliqué avoir consulté différentes parties avant de décider du sort de Toxon. 

« Après avoir évalué la situation, les intervenants des différentes instances concernées ont, ensemble, conclu qu'afin d'assurer la sécurité des citoyens et des autres animaux, il était préférable que le chien mordeur soit euthanasié, et ce, en vertu du règlement municipal ». 

En quarantaine 

La pétition demande notamment que les chiens qui attaquent soient mis en quarantaine et évalués par la SPA de l'Estrie, et que les chiens qui ont attaqué après avoir été provoqués soient mis 10 jours en quarantaine, avant d'être évalués « jusqu'à la date de comparution devant le tribunal ».

Elle demande également l'adoption du règlement sur les licous pour les gros chiens, proposé puis abandonné par les élus au début du mois de juillet.

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